LES COMPLICATIONS NERVEUSES
Ce sont également des complications propres au diabète déjà ancien.
1° Les unes ressortissent au moins en partie à l’hyperglycémie telles que
les névralgies,
les névrites,
les polynévrites, réalisant les aspects cliniques les plus divers : moteur, sensitif, amyotrophique, pseudotabétique.
La diminution ou l’abolition de certains réflexes tendineux, en particulier celle des rotuliens, déjà reconnue par BoucHaARD, est si fréquente qu’elle peut être rangée dans la symptomatologie même du diabète.
Y rentrent également les troubles trophiques, tel le mal perforant plantaire et certains troubles unguéaux.
20 Les autres ne sont pas en relation avec le diabète lui-même. Tout au plus sont-elles favorisées par la surnutrition. Elles sont le résultat d’un processus d’angiosclérose, avec ou sans hypertension artérielle, par syphilis, éthylisme ou intoxication endogène.
Or
Telles sont les lésions nerveuses centrales : hémiplégte, paraplégie, tabès, P. G.
3° Enfin certains troubles psychiques peuvent se rencontrer chez les diabétiques : délire mélancolique, manie, troubles de la mémoire, dont l’étiologie est très variable, mais où l’on a pu parfois incriminer le trouble glycorégulateur.
LEs COMPLICATIONS SENSORIELLES
Ce sont surtout des manifestations oculaires. Certaines peuvent constituer des symptômes révélateurs du diabète.
Nous ne ferons que citer :
Les troubles de la pupille et de laccommodation, par paresse des fibres iriennes et du muscle ciliaire, extrêmement fréquents d’après M. le Professeur TER- RIEN.
Nous retiendrons surtout :
Les cataractes, dont il faut distinguer deux variétés :
— celle du diabétique relativement jeune, d’origine vraiment diabétique, d'autant plus grave qu’elle est plus précoce, souvent bilatérale ;
— celle du malade plus âgé : c’est moins une cataracte diabétique qu’un cataracte sénile favorisée par lhyperplycémie (M. TERRIEN). |
Les rétinites : les plus communes des complications oculaires du vieux diabétique réalisant plusieurs types de degré et de gravité différente, mais où l’hypertension artérielle, l’azotémie ou l’hypercholestérinémie ont souvent une action prépondérante, d’ailleurs fréquemment intriquée.
Dans l’ensemble, le pronostic fonctionnel et vital de ces rétinites est très sombre.
Les névrites optiques rétrobulbaires, soit chroniques avec scotome central, soit aiguës avec amaurose subite, et les névrites optiques avec atrophie papillaire.
Les paralysies de la musculature extrinsèque de l'œil peuvent également s’observer, en particulier celle du droit externe, par paralysie de la VI: paire.
La diplopie homonyme ou croisée.
Enfin les complications infectieuses toujours redoutables chez le sujet négligé, depuis la conjonctivite simple jusqu’à l’effroyable cellulite orbitaire.
Nous rappellerons, pour conclure, que le diabète de l’'obése, diabète sans dénutrition azotée, stable et non évolutif, en l'absence d'une thérapeutique correcte, est surtout menacé par des accidents paradiabétiques,
tandis que le diabète avec dénutrition, plus particulier au sujet jeune : enfant, adolescent ou adulte, — diabète instable et évolutif, — est menacé directement par le diabète lui-même, l'acidose et son aboutissant naturel : le coma acidosique:
Or, l’insulinothérapie, ayant notablement diminué la fréquence du coma et allongé l'existence des diabétiques graves, leur donne maintenant le temps de devenir tuberculeux :
La tuberculose pulmonaire est aujourd'hui passée la première des causes de mortalité du diabète évolutif.
La statistique suivante, que nous empruntons à M. le Professeur LaBBÉ, et qui porte sur la mortalité en 1930 des malades de son service, donne un aperçu approximatif des causes de mort chez les diabétiques en général et de leur proportionnalité.
Tuberculose pulmonaire ...... 243 % Coma diabétiques 7-42 13,5 % Mal-de Brit eee 135 % Infections et septicémies ...... 108 % GCausetneonntée eee Rene 108 % Cirrhôse duMole a 272 8,1 % Diñabété.bronzésr er Et 20 2 5,7 % Hémorragie cérébrale ........ 5,7 % Obésité, insuffisance cardiaque. 2,7 % Cancer /duipancréase "7700. 2,7 %
AOPLLÉCE VER RE nr SALE ar 2,7 %
Conclusions
Au point de vue évolutif, on est amené à distinguer deux types de diabète tout à fait différents :