‹ L'Évolution Du Diabète SucréChapitre 8 sur 50 · UN DIABÈTE STABLE ET NON ÉVOLUTIF · texte numérisé non relu

UN DIABÈTE STABLE ET NON ÉVOLUTIF

associé fréquemment à l'obésité.

Appelé diabète gras, bénin ou simple, ne s’accompagnant pas de dénutrition azotée.

On l’observe à tout âge, mais davantage après 30 ans.

Sa tendance foncière est de rester fixé au même taux.

Pour cette raison, nous le nommons diabète stable et non évolutif.

2o UN DIABÈTE INSTABLE ET ÉVOLUTIF

diabète pur sans cause apparente.

Appelé diabète maigre, grave ou consomptif, s’accompagnant plus ou moins vite de dénutrition azotée

et d’acidose.

(1) Cette distinction, du point de vue évolutif, entre deux grands types de diabète, ne nous semble pas, en général, avoir été établie par les auteurs.

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On l’observe plutôt chez le sujet jeune.

Il s'aggrave presque inéluctablement et aboutit à l'abolition de la sécrétion interne du pancréas.

Abandonné à lui-même, il glisse assez rapidement vers l’acidose, le coma et la mort.

Depuis 10 ans, l'insuline en a transformé le pronostic.

Pour cette raison, nous le nommons diabète instable et évolutif.

L'étude de cette évolution clinique du diabète sucré est une question de pratique médicale et de longue observation. :

Elle nécessite la surveillance des malades sur une longue période d’années, des mesures du degré du trouble putritif à intervalles suffisants, s’échelonnant dans une suite régulière de comparaisons.

C’est par l'établissement de la tolérance hydrocarbonée que l’on jugera le taux d’un diabète à une époque déterminée en soustrayant le chiffre de la glycosurie de la somme des hydrates de carbone apportés par le régime (1).

L’intensité de la glycosurie n’a aucune valeur en soi. Elle ne peut prendre de signification que par rapport à une ration alimentaire pesée, exactement connue.

Plusieurs remarques s’imposent :

1° Nous rappelons que les termes de tolérance hydrocarbonée ou capacité d'utilisation des hydrates de carbone sont considérés par nous comme synonymes.

() M. Marcel Labbé appelle la tolérance ainsi calculée tolérance apparente. I] la distingue de la tolérance réelle obtenue en cherchant la ration hydrocarbonée max. supportée sans glycosurie, lorsque la glycosurie a été préalablement supprimée. La tolérance réelle est généralement plus élevée que la tolérance apparente,

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2° Il est préférable dans l'établissement des tolérances hydrocarbonées des diabétiques de calculer les régimes en hydrates de carbone totaux.

On se contente habituellement du calcul des hydrates de carbone préformés, plus rapide, mais qui aboutit à des valeurs de tolérance théorique.

Le calcul des H.C. totaux, qui exprime la quantité globale de glycose que le sujet est à même de tirer de son alimentation, aboutit à des valeurs de tolérance plus rationnelles. En effet, la quantité de glycose issue du métabolisme des aliments ne provient pas seulement de tous les hydrates de carbone préformés, mais d’une partie des albuminoïdes et des graisses ingérées (de 58 % des albuminoïdes et de 10 % des graisses environ).

Dans notre thèse, nous avons, pour juger l’évolution du diabète, établi les tolérances hydrocarbonées de nos malades en H.C. totaux chaque fois que la connaissance complète des régimes observés nous a permis de le faire.

3° Enfin, il est indispensable d'établir des moyennes de tolérance, dans les diabètes avec glycosurie persistante et variable d'un jour à l'autre.

Au cours de notre travail, nous avons eu l’occasion à plusieurs reprises, en particulier dans les diabètes graves compliqués de tuberculose pulmonaire, où il est parfois difficile de faire disparaître la glycosurie, de constater que seul l’établissement de moyennes de tolérance hydrocarbonée sur des périodes de temps comparables entre elles, permettait d'apprécier l’évolution du diabète,

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