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CHAPITRE PREMIER

Les faits essentiels de l’histoire du diabète

Le diabète a commencé de bonne heure à préoccuper les médecins.

Depuis Arétée, qui, à la fin du r* siècle, donne son nom à la maladie (de Safaivw), je traverse, croyant que sa caractéristique était de laisser les boissons traverser l’organisme sans qu’elles y séjournent), en passant par GALIEN et beaucoup d’autres, on doit attendre le xvrre siècle pour voir Thomas WiLzis reconnaître une substance sucrée dans l’urine des diabétiques, et surtout le xix° siècle pour voir s'affirmer successivement différentes conceptions scientifiques de la maladie, avec:

les idées de BoUCHARDAT, les expériences célèbres de CI. BERNARD, les théories de BOUCHARD.

La réalisation du diabète expérimentai

En 1877, LANCEREAUX observe que dans le diabète humain le pancréas joue un rôle. Il en conclut l’existence d’un diabète spécial qu’il appelle le diabète pancréatique.

NS

Une expérience capitale est réalisée le 8 juin 1889 par V. MERING et MINKOWSKY :

Ils parviennent à extirper le pancréas chez le chien et à produire par là un diabète comparable à celui de l’homme.

Leur description est d’une précision frappante :

« Après l’extirpation du pancréas chez le chien, il survient un diabète sucré qui commence quelque temps après l’opération et qui dure des semaines sans interruption jusqu’à la mort de l’animal.

« Outre la glycosurie, on observe la polyurie, la polydipsie et la polyphagie, puis un amaïigrissement très prononcé, malgré une alimentation abondante. »

Les travaux des expérimentateurs se succèdent alors. Parmi tant d’autres, nous retiendrons essentiellement ceux de HÉDON.

Il se confirme peu à peu que le pancréas, en tant que glande digestive n’est pour rien dans le diabète expérimental, puisque la ligature de ses canaux excréteurs n’entraîne pas de trouble de la glycorégulation, mais que c’est le défaut d’une sécrétion interne qui en est responsable.

L'acidose, l'acétonémie et le coma diabétique. De son côté, la chimie biologique, discute le rôle de l’acidose et de l’intoxication acétonémique dans le coma diabétique.

La classification physiopathologique des diabètes sucrés

De plus en plus, la diversité des cas de diabète décrits, faisait apparaître la nécessité d’une classification.

Depuis longtemps, on en cherchait le terrain.

Les anciens auteurs, se fondant sur la seule observation clinique, décrivaient déjà un diabète gras ou arthritique et un diabète maigre.

Puis ce furent successivement les tentatives étayées sur l’anatomie pathologique (diabète pancréatique, hépatique, nerveux), sur les données de l’étiologie (diabète arthritique, syphilitique, infectieux), qui toutes, l’une après l’autre, aboutirent à des échecs, tant il était difficile d'utiliser les cadres construits.

Plus récemment, NAUNYN, V. NOoRDEN, MaGnus, Lévy, distinguèrent trois variétés de diabète d’après la réductibilité de la glycosurie.

Gros progrès et schéma pratique mais insuffisamment scientifique.

Le mérite d’une classification fondée sur la physiopathologie, ici seul terrain vraiment scientifique, devait revenir à MM. Marcel LABBÉ et Henri LABBÉ en

Elle reste encore aujourd’hui à la base du pronostic et du traitement du diabète.

Elle en distingue deux grandes catégories

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