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choisir les médecins du dispensaire parmi ceux de l’Assistance publique, qui, de la sorte, n’auraïent pas à subir de préjudice.
Le dispensaire ferait également concurrence aux pharmaciens par ses distributions de médicaments. Nous avons en partie répondu à ce reproche dans les lignes qui précèdent: trop pauvre pour payer le médecin, le tuberculeux ne procurera que bien peu de bénéfice au pharmacien, qui, parfois trop confiant, verra son crédit impayé. Qu'’a-t-il à regretter de tels clients? Ici encore, un sévère contrôle de la part de l’enquêteur évitera toute distribution de médicaments aux malades aisés, qui s’égareraient au dispensaire. Il est facile de plus de donner au pharmacien une compensation légitime, en lui laissant, lors de l’achat des médicaments par le dispensaire, un bénéfice raisonnable.
Une autre objection faite aux dispensaires de cure, et plus particulièrement ‘au Dispensaire Léon-Bourgeois, a été encore formulée par Calmette à propos de son Dispensaire de Lille, attenant, on le sait à l’Institut Pasteur. La voici: &« La distribution des médicaments ne manquerait pas de laisser supposer que les médecins du dispensaire sont chargés d’éprouver sur leurs malades, pris comme sujets d’expérience, la valeur d’un remède nouveau découvert à l’Institut Pasteur, incriminé en raison même de son voisinage immédiat. » Que ces scrupules soient justifiés pour le Dispensaire Emile-Roux, soit, mais cette mitoyenneté avec un laboratoire de recherches est un exception. La dignité professionnelle du médecin traitant doit être à l’abri de toute suspicion; le docteur du dispensaire peut bien prétendre, il me semble, à la confiance de ses malades en échange de son dévouement.
Un tel reproche peut avoir un peu de fondement: le malade croit que ce qu’on lui donne, une spécialité le plus sou-