‹ L'Évolution du dispensaire antituberculeuxChapitre 7 sur 41 · I. À L'ÉTRANGER. — II. EN FRANCE · texte numérisé non relu

I. À L'ÉTRANGER. — II. EN FRANCE

(« La gravité et l’étendue du mal nous sont connues; on peut discuter sur les chiffres, mais, pour ceux-là même qui s’en tiennent aux statistiques les plus modérées, la tuber-. culose est pour la France un péril national, un péril humain pour le monde entier. Cet état actuel de l'individu, c’est le milieu où il vit qui l’a constitué. Il est dû à sa naissance, à son éducation, aux conditions de son travail, à l’insalubrité de son logement, à l’insuffisance ou à la mauvaise qualité de son alimentation. On peut dire, en présence de chaque cas de tuberculose, que la société est en faute et en péril. »

On doit done lutter contre ce mal terrible, qui frappe aveuglément en apparence dans le tas, les inégalités sociales s’abaissant devant le bacille. On s’est déjà mis en œuvre, il faut le reconnaître, mais que de mesures restent encore à prendre et de progrès à accomplir.

Nous allons voir d’abord ce qui a été fait à l’étranger et en France sur ces quelques points d’ordre social: éducation générale, alcoolisme, habitation, assurance-maladie,

- 20 —” travail à domicile, part de l’Etat dans la lutte antituberculeuse, déclaration de la tuberculose, puis nous montrerons, dans les chapitres suivants, la féconde action de l'initiative privée.

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