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Telles sont les grandes lignes de l’organisation antituberculeuse qu’a réalisée l’Etat anglais.
IT. EN ALLemaGne. — L'éducation hygiénique du public sur tout ce qui touche à la tuberculose se rencontre en Allemagne sous une forme quelque peu nouvelle. Le Comité central allemand pour la lutte contre la tuberculose organisa des conférences, édita des publications, des affiches, etc.; mais ce qu’il convient de signaler, c’est la ceréation, à Berlin, d’un Musée permanent de la tuberculose et d’un Musée ambulant dont l’efficacité dans la vulgarisation des mesures de prophylaxie est très grande.
La construction de logements ouvriers a été encouragée par l’Etat allemand qui a contribué, pécuniairement et dans une large mesure, à la lutte contre le taudis. À côté de sociétés analogues aux ( Building Societies » d’Angleterre, existent des Sociétés de construction qui limitent leurs profits à un chiffre modéré de 4 0/0 et emploient leur excédent à constituer des réserves pour étendre l’entreprise. Des facilités sont accordées aux établissements d’assurances pour le placement immobilier de leurs fonds disponibles, si ces prêts ont pour but l’édification ou l’achat de logements ouvriers. L'initiative privée a également beaucoup fait en faveur des maisons ouvrières.
Comme en Angleterre, la lutte contre l’alcool, pourvoyeur de la tuberculose, a été entreprise en Allemagne par une taxe sur l’alcool qui a produit d’excellents résultats. Il existe également des Sociétés de tempérance dont l’action n’est pas très étendue.
Rien n’a été fait en Allemagne pour réglementer utilement le travail à domicile. En revanche, dans cet Etat, des Sociétés d’assurance, aidées par des subsides gouvernementaux, ont pris le premier rang parmi tous les facteurs
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entrant en ligne de compte dans la lutte antituberculeuse. Il convient surtout d’indiquer l'intervention de l’assurance obligatoire contre l’invalidité qui, garantissant 15 millions de travailleurs, les prenant en charge après les six mois de maladie que la caisse de maladie proprement dite a secourus et devant leur servir une rente, a été bientôt amenée à chercher, dans un traitement approprié, puis dans des mesures d’hygiène générale, le moyen d’éviter les invalidités coûteuses et de maintenir ses assurés en santé. Certains d’être assistés, certains même que leurs familles seront secourues pendant qu’ils se laisseront soigner, les assurés se hâtent si bien aujourd’hui de demander l'intervention des caisses, qu’il y a maintenant deux ou troïs fois plus de demandes de traitement que de demandes de pensions. Les caisses ayant les ressources suffisantes ont pu créer les sanatoria, etc... nécessaires. Bien mieux, elles ont pu prêter presque un milliard et demi en vue des multiples améliorations sanitaires. De telle sorte que, dès l’enfance, l’assuré se trouvé sanitairement préservé et, au besoin, assisté par cette mutualité généralisée.
Il n’existe pas, en Allemagne, de déclaration obligatoire de la tuberculose.
IIT. Aux Erars-Unis D’AMÉRrIQUE. — ei, il n'existe aucune organisation de vulgarisation des préceptes élémentaires d’hygiène antitubereuleuse. Nous ne pouvons non plus rien signaler comme dispositions en faveur des maisons ouvrières : probablement cela tient-il à l’âge relative-
ment récent des grandes agglomérations américaines, à.
leurs rues larges et spacieuses, à leurs maisons modernes très aérées.
En revanche, la lutte contre l’alcoolisme y est menée
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avec célérité. C’est, en effet, un des rares pays qui ait décidé et appliqué la prohibition absolue de l’alcool; 11 y a eu une notable diminution dans la consommation; la sup- / pression complète de l’aleool est à peu près impossible à réaliser, car il y aura toujours de la fraude. Malgré cela, les résultats obtenus sont satisfaisants.
Comme en Angleterre, des mesures sévères sont prises contre le travail en chambre, et ainsi la surveillance de ces ateliers, en quelque sorte clandestins, est possible.
L’assurance-invalidité n’existe pas aux Etats-Unis. Il convient toutefois d'indiquer que L'Etat fait de grands sacrifices pour aérer ses villes, pour créer des jardins, des terrains de jeux, ete., pour l’assainissement des quartiers insalubres.
La déclaration obligatoire existe dans la plupart des Etats faisant partie de la Confédération américaine. L’Etat de New-York, qui l’applique avec toute sa rigueur, dit avoir obtenu de très bons résultats, et publie, en ce sens, des statistiques qui paraissent probantes.
De nombreuses organisations hospitalières, telles que cliniques, sanatoria, dispensaires, etc., existent aux Etats- .: Unis, mais ne présentent rien de bien particulier à signaler.
IV. Aurres ETars. — D’autres Etats ont également entrepris une lutte ardente contre la tuberculose. Rentrer dans des détails pour chacun d’eux nous entraînerait trop loin. Nous nous bornerons à signaler quelques particularités.
Il ne nous paraît pas utile d’insister sur l’organisation de nos vaillants voisins de Belgique: elle est par trop rapprochée de la nôtre et la décrire nous amènerait à des redites.