‹ L'évolution du droitChapitre 42 sur 233 · UNIVERSALITÉ DE LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

UNIVERSALITÉ DE LA SOCIÉTÉ

qui livre de l'huile au poitrinaire, a conservé plus d'une vie qui intéressait l'avenir d'une nation, ou qui a ouvert des horizons nouveaux à l'art et à la science. L'ouvrier de Nuremberg, celui de Solingen, travaillent pour les Persans ; le Chinois, le Japonais travaillent pour nous, et dans mille ans le nègre du centre de l'Afrique aura autant besoin de nous que nous de lui. Car sur les pas du savant qui pénètre dans le cœur du continent noir, marchent bientôt le marchand et le missionnaire qui créent les relations durables.

Telle est donc la société ; elle érige en vérité la règle : chacun pour le monde et le monde pour chacun .

Cette notion acquise, nous revenons à la question que nous avons réservée : qu'est-ce qui assure à la société l'observation de la part de chacun de ses membres de cette loi fondamentale de son existence : tu existes pour moi? La réponse va suivre.

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