I. Moteurs égoïstes. — Le salaire
Soaimaire : 50. Mécanique sociale. — 51. Les quatre motevirs du mouvement social. — 52. Le commierce juridique. Définition.
50. Mécanique sociale. — Nous venons de montrer l'image de la société telle qu'elle apparaît dans la réalité de chaque jour. Sans trêve, comme dans une puissante machine, se meuvent en sens divers mille cylindres, mille roues, autant de lames aiguës; en apparence tous sont indépendants les uns des autres, semblent exister isolément, ils se menacent même comme s'ils voulaient s'entre-détruire — et cependant tous agissent dans une action commune. Tout se meut d'après un plan uniforme. Quelle est la puissance qui tient les forces élémentaires de la société dans l'ordre, les oblige à une action commune, leur indique leur voie, et règle leurs mouvements? La machine doit obéir au maître, l'art mécanique lui donne le pouvoir de la contraindre. Mais la force qui commande aux rouages de la société humaine, c'est la volonté de l'homme, et différente en cela des forces de la nature, elle a pour elle la liberté. Or la volonté considérée dans cette fonction, c'est la volonté différente de milliers d'individus, c'est la lutte des intérêts divers, c'est l'antagonisme des aspirations, c'est l'égoïsme, l'opiniâtreté, la résistance, la lenteur, la faiblesse, la méchanceté, le délit.