Crédit de consommation et crédit commercial
Les ventes de choses mobilières entre personnes privées, forment Texception dans la vie sociale; le plus souvent, l'une des parties est un marchand, dans l'acception générale du mot : boutiquier, brocanteur, hôtelier, libraire, artisan, banquier, etc. Les cas où une vente mobilière se conclut entre personnes privées sont noyés dans la masse énorme des ventes où figure le marchand. Une vie d'homme toute entière peut s'écouler sans donner lieu à une négociation de ce genre, et lorsqu'elle se présente, la vente se fait généralement au comptant. Seule, la vente d'un mobilier, à la suite de décès, de déménagement, etc. met l'homme privé en passe de devenir vendeur de choses mobilières; encore les choses s'accomplissent-elles régulièrement en forme de vente publique aux enchères. A cette occasion, se présente aussi la dation de crédit. Déjà les Romains ont constaté que, dans les ventes aux enchères avec crédit, les choses atteignaient des prix plus élevés que dans les ventes au comptant. C'est sur ce fait que reposait à Rome l'organisation du crédit dans les ventes aux enchères. Elle consistait dans l'endossement de la dation de crédit à Vargentarius. L'auctionator romain était, de par ses connaissances personnelles, l'homme désigné pour juger de la solvabilité des enchérisseurs; il entreprenait la dation de crédit à ses risques et péiils, et moyennant un pourcentage du produit total. Ainsi procède encore Vauctionator moderne; moyennant une certaine commission, il assume le risque du ducroire, et paie comptant le produit total au vendeur, sous déduction de cette commission. L'homme privé évite la dation de crédit; il l'abandonne à l'homme d'affaires.
La situation change quand il s'agit de la vente des choses immobilières. Ici, la dation de crédit est la règle. Une partie