‹ L'évolution du foetusChapitre 2 sur 4 · Quand elle se fait par contiguïté, cette contiguïté · texte numérisé non relu

Quand elle se fait par contiguïté, cette contiguïté

s'opère |i4r un Irès-grand nombre de poiote; eiquaDd elle se fait par eontinailé , celte oonlinuité ne s'opère

que par un seul point : l'étendue de la surface ou des points de contact suppléant, dans le premier cas, au défaut d'énergie du mode de communication, et l'énergie da mode de communication suppléant, dans le second cas, au défaut d*étenduede la surface. » (Recherches sur les comniunic Litions vasculaires enti u la mèreel le fcetus, AnaU des se. natur., 1836 , 2* série, t. v, p. 05.)

Après avoir parlé des vaisseaux ombilicauiL et du placenta qui en est la terminaison, il est nécessaire d'indiquer la disposition qu'alTectent les diffiêrentes parties qui composent ce que l'on nomme le cordon ombilical. Il ne s'ollre à nous comme partie distincte : 1" que quand Tembryon s est complètement séparé de la vésicule oni:bilicale , qui ne communique plus avec lui que par le cordon omphalo-mésentérique destiné à's'oblitérer bientôt et par les vaisseaux du même nom ; 2* (fue quand Fallantoïde représente, n ri plus nne vésicule, mais seulement un cordon plein qui est nommé ouraque, avec lequel les deux artères et la veine ombilicales vont gagner lechorion pour former le placenta.

Le cordon ombilical apparaît de très-lM>nne heure, dès la fin du premier mois, de sorte, comme le dit M. Bischoff (n" 159), qu'il n'y a pas bien ionglcmps qu'on pouvoit dire qu'il n'avait point encore été vu d'œuf ni d'embryon humain sans cordon. Il a fallu les observations toutes récentes ayant trait à des œufs très-jeunes pour permettre de reconnaître, d'après robservatiou directe, les parties qui entrent dans la composition du cordon, et que jusqu'alors on n'y admettait plus ou moins qu'en raison de l'analogie avec les animaux. Parmi ces parties, le conduit omphalo-mésentérique, et les vaisseaux de même nom ne tardent pas à disparaître ,

<ei en général sans (ju'il en lesle le moindre vestige. La plupart du temps aussi oa n'aperçoit aucune trace de l'allantoïde. Il ne reste donc plus, comme parties consti* tuantes essentielles da cordon, que les vaisseaux ombilicaux , le tissu qui les unit ensemble, nommé gélatine de Warton , qui n'est autre chose qu'un liquide limpide un peu épais et albuaiineux , déposé cotre des filaments de tissu cellulaire et des gatnesou membranes enveloppantes. On ny rencontrepas de vaisseaux lymplialiques; les re-* clierclies microscopiques ont démontré à Valentin qu*il s'y trouve quelques libres nci vtuises , mais auxquelles on ne peut attacher aucune importance.

Quant à l'enroulement des vaisseaux du cordon ombi<lical y et à la cause de ce phénomène qui est une apparence due à la disposition primitivement spiroîde des vaisseaux ^ quant à ses variétés de longueur, de grosseur, d'insertion plus ou moins oblique au gâteau placentaire, etc., etc., ce sont des détails qu'il ne peut pas entrer dans notre plan de présenter ici , car nous n'avons point à faire Thistoire des annexes du foetus, et c'est uniquement afin de ne pas laisser imcomplète l'indication des phénomènes de l'évolution du système vasculaire,

que nous avons parlé du cordon ombilical.

Nous ne terminerons cependant pas, sans indiquer en peu de mots les résultats intéressants auxquels est arrivé H. le professeur'Flourens dans ses recherches sur la con-

linuité (les enveloppes du i union avec le fœtus.

Les éléments vasculaires du cordon , sans compter les gaines particulières des artères et de la veine ont, dit-il, jusqu'à cinq enveloppes générales,. successives et superposées. Chez les pachydermes, les carnassiers et les rongeurs, elles sont constituées par deux feuillets sous-amniotiques. Or, de ces cinq enveloppes , le feuillet extérieur de Tamnîos se continue avec Tépiderme du fœtus , le

feuîlldt interne de Tamnios avec le derme; la première enveloppe celloleuse ou celle qui succède immédiatement

à l'amnios avec le lissu cellulaire soiis-caLanr abdominal ; ia seconde avec Taponévrose des muscles abdominaux, et par elle. avec ces muscles mêmes, et enfin la troisième ou la plus profonde avec le péritoine.

Le cordon ombilical humain , ainsi que M. le professeur Flourens l a cuiislatc également, se compose donc , outre ses éléments vasculaîres, de cinq lames, ou membranes enveloppantes» comme celui des pachydermes, des rumînanits, des rongeurs et des carnassiers. Mais, et c'est là peut^tre ce qui constitue son caractère le plus particulier, deux des lames celluleuses sous-amniotiques de ces animniix y sont représentées et suppléées par deux lames qui proviennent du chorion. Car , du reste , et cette sorte de substitution des deux feuillets du chorion humain aux deux feuillets sous-amniotiques des quadrupèdes une fois reconnue , tous les rapports déjà indiqués se repioduisent et se jiiontrent les mêmes.

On y voit l'épiderme du fœtus se continuer avec Je feuillet extérieur de l'amnios; le derme avec le feuillet intérieur \ le tissu cellulaire sous«cutané abdominal avec le premier feuillet du chorion ; iaponévrose des muscles abdominaux avec le second ; et le péritoine avec un troisième et dernier feuillet de nature celluleuse; feuillet unique et sous-cliorial dans l'homme , tandis qu'il est triple et sous-amniotique dans les quadrupèdes (Rech* sur la struct. du cordon ombil. et sur sa contin. avec le fœtus. 3* Mém., Ann. des Se. natur., 2* aêrie^ 1835, t. m, p. 334, t. IV, p. 40 et i29 ).

JUlaintenant que nous avons parcouru les diverses phases de révolution du système circulatoire , depuis Hnstant où il commence à se manifester dans la vésicule blastodermique par la formation de celui de ses feuillets

— sacque Ton a nommé vascuUire jusqu'à Tépoque où s'achève la vie fœtale, un autre point de cette question reste encore à étudier.

Nous avons pris pour point de départ une périodo où déjà commeocent à se manifester comme distincts et les vaisseaux et le liquide qu'ils contiennent; mais comment s est faite cette séparation histologique dans le blastème primitif? Voilà ce qu'il est difficile de déterminer et ce qui a étéTobjet d'une vive attention de la part des anatomistes qui ont observé les progrès de Tœuf pendant l'incubation. Or les opinions sont fort divergentes.

Notre intention n'est point de les passer en revue; le fait I(' plus général qui semblerait au premier abord résulter des recherches sur ce sujet, c'est que la formation du sang parait précéder celle des vaisseaux qui sont destinés à le recevoir, mais que cependant ces deux temps du développement sont presque simultanés. On peut invoquer à l'appui (It celte idée le passage suivant de Baër, dans la physiologie de Burdach, et qui confirme le sentiment de Harvey et de Wolff. « Ce que je n'avais pu voir clairement sur Tembrjfon du poulet, dit-il, je l'ai reconnu sur des embryons de lézards qui permettent de contempler la circulation, peiulanL des heures entières. D'une artère destinée au cerveau, partent sept à huit courants grêles, qui se portent vers la voûte de l'organe; suivant que les pulsations du cœur sont ou plus fortes ou plus faibles, les deux courants postérieurs se rapprochaient ou s'éloignaient des antérieurs j preuve iiu ontestable que le sang parcourait le tissu plastique à demi liquide, sans avoir de carrière tracée (t. m, p« 505). » M. Bischolf, au contraire, pense que les choses ne se passent pas ainsi-, qu'il n'y a pas préexistence du sang, que d'ailleurs Vidée d'un mouvement spontané du sang n'est (lu'unc pure hypothèse. Il attribue ù des illusions d'optique les asscr-

lions avancées pour démontrer l'opinion qu'il coîiii)a(. Il est si difficile d'acquérir des idées nettes sur ce point obscur de levohUioD primitive de nos organes, qu*OD est peut-être encore en droit de dire avec le professeur Wagner qu*ancun des observateurs qui se sont occupés de cette étude n'a été encore assez heureux pour observer clairement ce pliénoinène dans son entier. !l ajoute plus loin, ce qui cooiirme ropinion de Bischoif^ qu'on voit déjà au commencement du deuxième jour dans l'œuf couvé le sang , qui estd*abord incolore, former, sous Tin^ Iluence des mouvements ondulatoires du cœur, des courants limités dans des gouttières vasculnires fermées {Pliys*f p< 182). Mais indépendamment des détails ((ue nous venons de donner sur la promptitude avec laquelle Te sang apparaît dans le nouvel organisme, quelques mots sont nécessaires relativement à la formation même de ce liquide. En se tenant , autant que possible , en deliors des discussions que soulève encore parmi les micrographes la théorie cellulaire , il faut exposer brièvement ce que i*on a constaté jusqu'à ce jour. L'opinioa qui parait approcher le plus de la vérité touchant son état primitif, est que le liquide qui rcniplit d'abord l'office de sang est transparent et clair, qu'il coule même dans les gouttières et les vaisseaux commençants dès avant Tappariiion des corpuscules sanguins et . de la couleur rouge, qui ne se développent que peu à peu. Suivant les analoMiisles qui adopleui cette opinion , et parnn lesquels on doit citer Baér, la liqueur du sang ou le plasma existe en premier lieu, et les corpuscules sanguins se développent dans ce liquide* 11 est remarquable que les globules sont plus volumineux dans les premiers moments que plus lard, même sur l'embryon humain, comme Ta constaté Bischolf. D'où [h ovienneiiL les corpuscules ? Sont-ils formés par les globules vitellins» ou p2ur

d^s cellules? La première supposition n'est pus admissible pour les mammifères , puisque les globules du jaune sont employés en entier au développement de la vésicule biastodermique , avant qo*il soit encore question ni d'embryon ni de sang (BischofT, p. 286). G*est donc, diaprés les mierogrnphes , à la transformation cellulaire qu*îl faut recourir ; mais les détails d'histogénie dans lesquels nous devrions entrer pouriairc comprendre comment les corpuscules sanguins procèdent de la cellule ne sauraient trouver place ici.

Pour terminer Thistoire de révolution du système vasculaire, et pour ne négliger aucun des points qui s'y rattachent, nous devons parler du développement du* «ystème lymphatique. Ëniin ces organes qui , nommés autrefois glandes sans conduit excréteur, sont désignés «lujourd'bui sous la dénomination de ganglions vasculaires , présentent dans leur mode de fonnaLion et d'accroissement quelques particularités qui doivent être indiquées ici ; car ils sont une dépendance de l'appareil circulatoire , puisque le sang et la lymphe y subissent certaines modiûcations.

Développement du système lympliatKjiw. « Si la connaissance du système lymphatique complètement développé laisse encore beaucoup à désirer, dit M. Breschet, nous sommes dans une ignorance profonle sur la manière dont se développent ses partiel.

» Convenons franchement, ajoute-l-il , que cette partie importante de l'organisation animale n a été autant dire point examinée i836, p. 175). » On sait

cependant que les glandes lymphatiques de raisselle «t de Farcade crurale s^aperçoivent déjà au sixième mois. Il paraît que celles du canal intestinal ne deviennent visibles que plus lard. Quand les ganglions apparaissent, c'est sous la forme de simples plexus où la conti-

nuilc des vaisseaux lympliaiiques ne peut èlrecoiUeslce, Ze9 ganglions vasculaires, àoni nous devons indiquer rapidement révolution i sont la rate, le corps thyroïde et le thymus. Noos pourrions y rattacher les capsules sur* rénales, dont les fonctions sont mal connues; mais en raison de leur situation près des reins, et surtout eu raison de leur analogie avec les orgnnes que nous conuai-* trons sous le nom de corps de WoUf, nous croyons plus rationnel d'annexer ce que nous avons à dire de ce9 cap* suies au paragraphe relatif à la génésie des organes ^enito-urinaires.

On peut, avec Burdacb (t. m, p. 562 déiînir les ganglions vasculaires des agglomérations intérieures de vaisseaux qui n*ottt aucune liaison avec la périphérie, et dat)s lesquelles le sang ne se métamorphose que par suite du conflit avec la propre substance organique du corps de ranimai.

On ignore, dit encore le même physiologiste, si ce» organes sont primordialement des anses vasculaires qui se ramifient et auxquelles vient s'annexer ensuite de la

masse organique primitive, du i>laslème pour produire le parenchyme, ou si le parenchyme existe d'abord et s*il n'acquiert des vaisseaux que par l'elfet de l'attraction qu*il exerce ensuite sur le sang* Cependant, ajoute-t-il, l'analogie rend ce^e dernière hypothèse plus vraisem** blable que l'autre.

Lb. Rate paraît après la formation de Tintestin et de Festomac pendant la dixième semaine, chez l'embryon humain, ou même dès la septième ou la huitième selon Arnold. Non confondue d'abord avec le pancréas, comme on l'a dit, ellenait de la grande courbure de l'estomac, tandis que le premier provient du duodénum , seulement il parait, d'après les observations de Bischoff, que le bUfitème de ces deux organes se confond sur la ligne mé^

diaiie. ïuui en augiiieiilaiii de vuiuiiie elle reste beaucoup . plus petite relativement que chez l'aduite. Sa nia^ c6mparéô'à celle dti fôie»' lo^Éliue oéè deux orgéilëÉf sont èotebré ' trè»iriÉppr(M3|té6 dà d^biidfetetdié'létir formirtion , présente une différence remarquable, car le rappoi t de la prcaiière à ce dornicr serait au fi uisiùmc mois i : 500, et au contraire :: 1 : 5 chez i adulte. La rate est extrêmement* vâscirlai^  toaieâ les période» de la yie embryonnsiré. L'a^^pieet tobi particulier qii'ene présenté après la nailB^ sahce pé commence à se manifester qu'assez lai tL

La Thyroïde a})[)araît siiimllaiiciHciU avec le6 anneaux de la trachée -artère dans le cours de la septième à la' huitième sethaînè. Provient-elle de cette derbiéré, cônline U pènsë Arnold , qui admet rexîscenice d'ua'coifdtlU exéiré* téiîir''nOn permàtièlfit, niais ténipoiràîre, cé' q^ë nie Bi-

schoff? ou bien au contraire nnît-cife d'un Llaslcmc dis-' tinct, comme on pourrait être vu droit de le supposer? tioe tépônsé affirinàtîve semble manquer enco^^. £Ue se c6à]tk)6é d'àbdrd de détii niôitléa latéraliRS séparées qui' se sb*adènt ensemble^ au quatrîè'mie ' mdis. Elle de'viént, j)io[toition gardée, plus voluniiiiLOse et pins riche de c»ang qu elle ne i est chez radulte, les ramilications vasculaires y étant bien plds considérables proportionnelieroent an parenchyme* On commence à y distinguer vers ie sitîénàfe mois sia strùetufé propre.

Le tliyruus, organe Iraniiitoire cuiuuie les corps de AVoIffei les capsules surrénales, est , ainsi que ces dernières, encore bien peu connu, et dans ses fonctions et <tané son* dévelbpl^eriiU^^ Oa le discerne dani» Tespèôe . ham^fiié dad^ la dîxîéteiè semàine. Il est situé à la patrtie supérieure de la cavité pcclorale, sous la forme de deux masses distiiRies placées aux deux côtés de la trachée- ' ^irtère, et qui, pluç tard, se soudent de bas en haut/ 11 égale 1^ poumotîsi en Volume pendant quislqiae tempi.

car il continue de croître tant d'une manière absolue que d'une manière relative, jusqu à la naissance; à partir de ce momeot, il croît encore, ntais av6c moinS' d*éDergie, et paraît 8*aprôt«p à partir de la seconde année; il persiste pendant un laps de temps variable f puis il disparaît à une époque qui n est pas bien déler^ mi liée, à douze ans en général, à trente ou même cinquante, suivant Krause. Au quatrième mois» ii présente utte texture grenue , et ao septième oo peut en exprimer du liquide. Chez l'embryon à terme, il a près de deux pouces de large , sur trois environ de longueur, et il pèse environ quinze grammes.

Développement du tube digestif. Le développement de Finlestin dans l'embryon commence de trèâ*bonne heure -y dés la troisième semaine qui est une époque encore fort reculée ( puisque, eomme nous l'avons vu, les œufs humains, âgés de moins de vingt jours, n'ont été observés que très-rarement), on peut saisir les premières traces de la formation; mais le plus habituellement, c'est entre la troisième et la cinquième semaine qu'elle a lieu* C'est dans cette période également que se montrent la vésicule ombilicale et Tallantoïde qui sont une dépendance du tube digestif, et dont nous aurons à nous occuper dans ce paragraphe.

Nous devrons également y rattacher les phénomènes du développement des organes glandulaires qui y versent leurs produits de sécrétion, tels que les glandes salivaîres^ le panen as et le foie, el de celui des poumons.

Déci'ire l'évolution de ces différentes parties, c'est à proprement parler, faire l'histoire du feuillet muqueox de la vésicule blastodermique, car c'est delqi que proviennent tous les organes que nous venons de nommer. Ainsi se comprend la valeur du nom qui lui est imposé, puisqu'il se convertit en système des membranes muqueuses^

Sans revenir ici sur les détails précédemment donnés» rappelons en' quelques mois les points principaux de sa description. Par sa face interne, il est en rapport avec

le vitellus, par sa face externe avec le feuillet séreux ou animal qu*il double dans toute son étendue; il se présenie y comme ce dernier , sous forme de sphère dés qu'il commence à se montrer sous une apparence distincte, il en est séparé par le feuillet vasculaire qui va concourir avec lui à la formation du canal alimentaire et de ses annexes.

L'idée la plus générale qu'on puisse se faire du mode de production de Tintestin consiste à le considérer coinme ét à un étranglement de ce feuillet muqueux dont le résultat sera que sa portion qui esi en rap«

port avec l'embryon consLilacra le tube digehtii, cl que la portion qui lui est extérieure formera la vésicule ombilicale; mais n'anticipons pas sur la description qui va suivre.

 Tépoque où nous sommes, et sur laquelle Baêr a le premier fixé rattenlion par ses recherches sur l'œuf des mammifères, la pui lion du feuillet muqueux d*où l'intestin doit procéder, ou plutôt le premier rudiment de rin" testin affecte exactement la même forme que Tembryon. Nous pouvons donc,. en nous reportant à ce que nous avons dit du soulèvement des extrémités céphalique et caudale, faire remarquer, cii nous servant de la comparaison de fiurdach, qu'il a Taspect d'une nacelle et comparer les parties soulevées aux deux ponts do oette nacelle, Tun antérieur, l'autre postérieur* Sous le pre* mier se trouve la fosse cardiaque de Wolff, ou l'entrée antori( urc de l iulestin de Baër, bien que ce poiiU comme nous le verrons, ne corresponde pointa la bouche; sous le pont postérieur qui résulte d'un soulèvement bien moins considérable que Tantérieur, se voit rentrée pos-*

lérieurc de 1 intestin qui n'est pas l'anus, comme nous le démontrerons. Baër (Lettre^ p. 7) signale Fanalogie remarquable qui existe alors entre l'intestin des mammî-i» fères et celui dii poulet au troisième jour de l'incubatioiiy tel que l'a décrit Wolf .

«€elui-ei, ainsi que te dit Burdach {Phys,, t. m, p. 4C6), trouve à la fbce viscérale de la colonne vertébrale et du crâne un point d'a(>pui auquel il s'attache» et la portion ainsi fuée peut ensuite devenir le foyer Ters le-^ quel le reste du feuillet s'enroule sur lui-même* Voilà, ajoute»t-il, pourquoi le canal di^tîf tout entier est d'abord appliqué imnit liau ment à la lige vertébrale, dont il ne s'éloigne que tard dans les points où, à raison de son accroissement plus considérable en longueur» il est ibireé de décrire des circonvolutions. » Or comment se forme ce moyen d'attache, qui n'est autre que le rudiment du mésentère? M. liischoffrexplique, d après Baér, en faisant remarquer que c*est seulement aux dépens du feuillet vasculaire que se fait la' réunion avec l'axe vertébral, tandis que le feuillet muqueux s'en écarte. Baër appelle lames mésentériques les deux épaississements au ^ moyen desquels se fait l'adhérence du louillet vasculaire,

La discussion relative à ce que Wolff appelait la suture, nous entraînerait trop loin et serait sans intérêt, attendu que Topinion de ce célèbre anatomîste n'a pas été confirmée par les recherches ultérieures des embryologistes qui ont repris après lui l'étude du tube digestif. Bieiilùt api es , l'intestin change de forme et, par suite du rapprochement des deux parties latérales qui le constituent, il prend fapparenoe d'une gouttière.

A cette première modification en succède une autre , dont le résultat est la transformation de cette gouttière en un tube ou canal clos , k Texception d'un point nomn)é par Baër ombilic intestinal, lequel ne permet plus qu'une

étroite communicalion avec la portion du feuillet muqueux de la vésicule blastodermique non transformée eu intestin et connue sous ie npoi de vésifiul^ ombilicale.

Les détails dans le$qwel$ nous devq^^ eotrer sur ceue, division du feuillet muqu^x», exigieant la connais^aBce de cette Tésicule ombilicale, sa description doit. étie prér sentée ici d'une manière sommaire.

Constante dans tous les animaux, mais disparaissant à des époqueS; plus ou moins rapprochées de la iormatioii de l'embryon, la vésicule oflib^jKale. est surtout reipar'^> quable chez l'oiseau , en raison du volume considérable: du vitellus qu'elle contient et t]ui, devant lui servir de nourriture, passe de cette vésicule dans T intestin. Elle est située hors de Tabdomen , si ce n'est ^hez les poissons* où,lluthske Ta vue» dès Torigin^, repfermée<d^ps.aa{Qa^ vite; mais chez les oiseaux et les reptiles supérieurs, on ne la trouve plus extérieurement vers l'époque de Téclosion, attendu qu'elle linit par entrer dans le ventre, où elle disparait bientôt. I! n'en est pa^.de même chez , les. mammifères, où la pénétration,de.cette vésiciil^ ds^ns^ Fintérieur de l'embryon n*a jamais lieu, La communiçalion, d'abord très-large entre elle et l'intestin, se rétrécit à mesure que la gouttière se transforme en un tube qui ne reste ouvert que dans le lieu de cette communica-* (ion ; celle^i , s'allongeaijity forme.un cai|al ou tube appelé : coudait vUio4nieâila^ Gecondiiît' s'oblitère très- tard chez les oiseaux , il Test de bonne heure, au contraire, chez les mauiiuilères et particulièrement chez l'homme, où M. le professeui; Velpeau a. constaté qu'après le premier moi^ de la grossesse ce canal, de commiifiieation^ qu'on peut avec lui nommer pédicqle^ vîtellin , s'allonge et devient de plus en plus lin , jusqu'à . ce qu'il disparaisse, ce qui a lieu vers la cinquième semaine (£m^r^o/., p. 42). Relativement à iaconiinunication .

du canal inLeslinal avec la vésicule que nous décrivons, le même observateur a fait des observations très-intéressantes sur la possibilité, dans i'<Buf humain, du passage du liquide de son lutérieur dans son pédicule (/bc. cil.).

Diverses opinions ont été émises sur le point du tube digestif avec lequel se fail la coinniunication , Meckel les énumère et les discute (Ma//, d'anat., t. m, p. 427 et 442), et de cet examen résulte la démonstration positive que l'insertion de la vésicule ombilicale se dit sur l'iléum* Sur eet organe transitoire enfin qui a si peu d'importance chez l'homme, et qui en a beaucoup au contraire chez lesovipares pour leur nutrition pendant l'incubation , on voit un système particulier de vaisseaux qui communiquent avec ceux de l'intestin» ce sont les vaisseaux omphato-mésen* térîques dont nous avons parlé à propos du développement du système vasculaire. C'est encore a cette question que devrait surtout se rattacher la description de tallanioîde , puisque c'est par suite de son union avec le chorion etdelavascularisation de celui-ci, qu'elle procède des vaisseaux ombilicaux ou allantoîdîens , que la communication vasculaire s'établit du fœtus à la mère. L'histoire du développement des organes genito-urinaircs nous obligera également à parler de cette membrane vésiculeuse , car la vessie 9 ainsi que nous aurons occasion de le répéter , n*est qu^une simple dilatation de son pédicule nommé ouraque. Elle représente d'ailleurs une sorte de vessie temporaire, puisque, comme nous l'apprendra l'étude des corps de Wolff, les conduits excréteurs de ces derniers viennénts'ouvrir dans l'aliantoîde. Toutefois , en ayant égard à ce qui a déjà été dit de ses vaisseaux , nous devons parler ici du sac allantoîdicn n cause de l'union intime qui existe tînlre son développement et celui de l'intestin à l'époqne où se forme la vésicule ombilicale. Nous emprunterons la description suivante à M. Ooslc qui, daAs un mémoire

réceoti a parfaitement fait connaître les rapports que ces deux vésicules et le tube digestif offirent entre eui, lors de leur formation première.

Prenant pour point de départ le moment où Fombilic étant encore largement ouvert et où le tube intestinal communique encore avec la vésicule ombilicale, au moyen du canai omphalo-mésentérique, M. Coste décrit de la manière suivante Tapparitton de Tallantoide : < A. mesure , dit-il, que le progrès du développement se poursuit, et sans que la forme de l'intestin ou ses relations avec le pédicule de la vésicule ombilicale soient encore sensiblement modifiées , on voit vers rexlrémité caudale, sortir de Tabdomen ^ par l'ouverture de Tombilic « une vésicule nouvelle qui émane de Fintestin rectum dont elle n'est (jii'un appendice on cul -de-sac - en sorte que, à cette époque, le tube intestinal, la vésicule ombilicale , la nouvelle poche qui vient de naitre , communiquent si manifestement ensemble , qu'on peut considérer toutes ces parties comme ne formant qu*un seul système ; comme ne circonscrivant en quelque sorte, rjne des compartiments d une même cavité. Celte nouvelle v« sit itle représente i aliantoïde, dont les caractères essentiels sont de communiquer avec le rectum par un pédicule d'origine et de porter sur ses parois les vaisseaux ombilicaux.» ( Comptes rendus des séances de CAcad. des «c. , 1843 , 2* semestre, p. 864.)

Cette disposition n'a pas été rencontrée seulement chez les mammifères et les oiseaux , mais aussi chez l'homme* M. Coste en a vu une toute semblable sur un fœtus humain long d'une ligne et demie. « On remarquait (locdf. , p. 865), vers l'extrémité caudale , un renflement vésiculeu.v adhérent à la symphyse du pubis> et communiquant, par un pédicule, avec l'extrémité postérieure du rectum. » Ces observations^ confirmées par M. Allen

Thomson crÉdiiubourg, et admises par MM. Muller, Wagner 6t BischoiT, ne laissent pas de doute sur le véri* table mode de formation de Tallantoide.

'Que défient cette membrane? M. Goste pense que , tapissant toute la face interne du feuillet séreux de la vésicule blaslodermique dont nous avons déjà indiqué la réunion avec la membrane vitelline pour la formation du cliorlon, elle constitue pour celui ci un troisième feuillet, comme cela paraît évidemment exister chez certains singes dont tout le chorion est vasculaiie a une certaine époque; or il ne peut emprunter cette vascularité que des vaisseaux de rallantoide.

Cette circonstance peut être due à ce que la formation du placenta atieu dans un point fort éloigné de celui où l'ailantoîde sort de l'embryon; car plus celte dernière gagnera promplement la périphérie, moins la vascularité du chorion sera étendue, et alors il sera diliiciie de déterminer comment se colnporte l'ailantoîde , tous les vaisseaux de cette membrane se rendant au placenta qui semble les appeler vers lui.

L'intestin représente d'abord un tube tout à fait droit, parallèle à l'axe de l'embryon, et que le mésentère fixe à la colonne vertébrale* Tout en restant attaché à la colonne vesnébrale il présente une anse dont le sommet est dirigé vers l'ombilic abdominal au devant duquel elle sort ; de là la distinction en trois portions: une supérieure droite, rintestin supérieur ou oral, une inférieure droite (intestin terminal ou anal), et une anse iuterinédiaire ( in* testin moyen ).

L'intesiiti ot*al se termine en cUl-de-sae à son extrémité . supérieure. La bouche n'existe donc point encore à cette époque.

0e cet intestin proviennent la cavité buccale, la langue, les œsophages, l'estomac et le duodénum , les glandes sa-

livaires, Tappareil respiratoire, le foie et le pancréas.

La bouche paraît durant la sixième semaine, ou plulùt c'est une ouverture qui est l'entrée supérieure du canal intestinal , el. doDt le développement e&t en rapport avec celoi des arcs branchiaux et des fentes branchiales. La bouche bordée de lèvres ne se montre qu'après la formation des deux mâchoires et des os palatins, cesi-a-dire dans la neuvième semaine, dans l'espèce humaine. Fermées d abord, les lèvres, au dire de Burdacb» s'ouvriraient de nouveau au sixième mois.

La (an^ue a pour point de départ la face interné du premier arc viscéral ; Burdacb dit au contraire qu'elle pousse de la paroi viscérale; elle serait une t>orte de hernie de la membraae muqueuse de la cavité buccale. Selon Reichert, son accroissement est rapide; il ^t remarijuable que très-volumineuse et saillante , hors de la bouche au troisième mots, elle y rentre au quatrième : à cette époque les papilles se développent. L œsophage paraît èUe une portion du canal digestif qui ne subit point de changemenis.

Une dilatation de Textrémilé inférieure de rintestin oral , très--peu apparente d'abord , constitue restomac.

Par suite de changements successii's de direciion, de vertical qu'il était d'abord, il se place dans la position où nous le trouvons chez l'enfant qui vient de naître. Quant an duodénum , c'est hi terminaison de l'intestin oraL

De cette anse saillante hors de la cavité abdominale, nommée intestin moyen, la portion supérieure va former, en se contournant sur elle-même, le jéjunum et l'iléon; bien moins développée» sa partie inférieure formera le colon. Ici surviennent des changements de. directions compliquées, par suite desquelles le gros intestin et l'in*teslin grêle affectent les rapports qu'ils doivent conserver^ ce qui s observe chez l'embryon au cinquième

mois. Au point de réunion des deux intestins, apparaît

le cύum, doiu Tappendice veriuiiot me n'est qu'un culde-sac.

Ëntia rinlestin anal devient le reclum. Il faut noter que, semblable dans Torigine à l'intestin oral » il forme d^abord eomme lui un caMe-sac, Fanus vient à sa ren-

contre du dehoi â en dedans.

Si nous nous reportons à ce que nous avons dit précédemment des lames mésentériquesde Baër, nous comprendrons comment, par l'accroissement de ces lames ^ le mésentère se trouve constitué. Les changements de direction (jue les altacliesdu ^ros intestin suinssent, sont la conséquence de ceux que cet intestin lui-même éprouve. Ce serait sortir des limites que nous avons dû nous imposer que d'insister davantage sur ces phénomènes d'évolution du péritoine dont la description ne serait claire que si aucun détail n*ét»it omis.

Nous avons dit précédemment que l'histoire du développement des glandes annexes de l'intestin devait se rattacher à celles des métamorphoses que le tube intestinal lai> même présente pendant la vie embryonnaire. Le point de départ de la formation de tous ces organes, en effet, est le canal digestif. Les glandes annexes sont les glandes salivaires, le pancréas, le loie, et nous pourrions y joindre les glandes lacrymales. Nous ne ferons que rappeler ici les glandes simples si nombreuses qui existent dans tooté la longueur du tube digestif, et qui ne sont que des dépressions de la membrane muqueuse intestinale.

Kelaiivement aux glandes eaiiipobecs , nous pouvons, sans insister sur les divergences d'opinion , dire en peu de mots quelles sont les deux manières de voir principales.

Ainsi, suivant les uns, ces glandes auraient, pour point de départ, une exsertion de la membrane mu-

queuse : celle-ci formant le canal excrcieur ([iii serait de la sorte le début du développement. Ce condiiit se ramiiiaot,du blastème , ou parenchyme glandulaire, viendrait, par une formation cellulaire» se déposer autour de ces ramificaitons.

D'autres, au conlrairo , pensent qu il n'y a point une exsertion de lu membrane muqueuse intestinale , ou que du moins elle serait bien moins apparente, et que par conséquent le canal excréteur ne serait pas la partie formée la première. Us disent que sur le feuillet externe do rintosiin , on voit, comme premier temps de cette évolution , le dépôt d'un blastème. L'apparition des conduits excréteurs serait le résultat d'une modification de ce parenchyme , par suite de laquelle les cellules ^ dont il se compose se condensant dans certains points» laisseraient entre elles des espaces libres qui constitue- raient les caiiaux d'excrétion. En d'autres termes, ces derniers résulteraient d'une coUiquatioo progressive du biastéme, ou se produiraient par la condensation dont nous venons de parler; dans cette dernière supposition , la couche intestinale interne ne pénétrerait que postérieurement dans les < onduits excréteurs. La glande sous-maxillaire est la première des glandes sativaires qui se dé* veloppe, puis viennent lamMin^tia/e et la paroûde; Rathke dit au contraire que le pancréas les précède dans son apparition.

Le foie a( (juiert de très-bonne heure un volume énorme proportionnellement au reste du corps \ ce volume diminue graduellement un peu , mais demeure toujours fort •considérable. Son poids est k celui du reste du corps :: I : 3 vers la ân du premier mois; :: i : 18 au dixième mois; :: 1 :36 chez Tadulle. Pendant le premier mois , il occupe toute la partie iniérieure du tronc , de même que le coeur remplit la supérieure. Au second mois, il s'é*

tend jusqu'aux w des îles. Au troisième mois » son îoiie giuche ne descend plus si bas, et au quatrième, il ne

s'éiend plus auiarU vtiis la gauche. A partir du sixième mois, son lobe droit n'arrive également plus si bas. ^,

Ces changements tiennent à ce que, surtout depuis le cinquième mois y l'accroissement du foie ne marche plus d^une manièriei aussi rapide, d'abord dans le lobe gauche puis dans le lobe droit. Ils dépendent aussi de ce que la position de l'organe, d'abord perpendiculaire, se rap« proche ensuite davantage de l'horizontalité , la partie supérieure de la face antérieure se reportent davantage ?ers le haut. On doit enfin les attribuer à ce que les pa* rois abdominales prennent plus de développemeiu, et à ce que la cavité ventrale devient ]>lus spat iense (Burdacli, t* iiif p* tô3). La vésicule biliaire se montre plus tard et reste presque cylindrique; elle n admet la bile qu'à la fin du septième mois, bien que celles! commence dès le quatrième à couler dans l'intestin. Ce n'est, qu'au sixième que sa membrane muqueuse comnience à se plisser.

Béveiappemeut des poumons f de ia trackée^tère et 4m kgnpix» Burdach et Baêr regardent les poumons comme une espèce de lieraie de l'œsophage; d'après Reichert» ces organes ne sont à leur origine qu'une masse claviforme de cellules, partant de ce qu'il appelle la membrane miermédiaire; l'opinion de Biscboif diilère aussi de celle de Baér. Suivant lui, les poumons sont un bourgeonne? ment de )a couche iniestinale externe y sans que sa couche interne lui ait communiqué une impression. Il en serait le même de la trachée-artère. Burdach prétend que les poumons paraissent dans rembryon humain vers la ûième semaine. Voici, d'après cet auteurycommait se fait leur développement : — Dans la région du pharynx, il se forme deux renflements qui ressemblent à de petites verrues dont la iigure est à peu .prés celle d u^e mûre^

puis chacune de ces [>etiles verrues s allonge cl produit latéralement d'autres hernies semblables qui s'élargis** sent plus à leur extrémité en cul-de-^c qu'à leur base, d'où proviennent la forme des futurs lobules pulmonaires et la disposition en grappe de leur ensemble. Pendant ce développement des espèces de hernies de la irnchée , il se dépose, autour d'elle, un biastéme (jui enveloppe ses divisions, les lie ensemble et constitue le (issu cellulaire intra et extra-lobulaire.'

Ce biastéme opère dans le commencement une réunion apparente des deux i)ouaions, que Burdach et Reichert regardent comme réelle à cette époque; mais BischofT dit avoir toujours vu leur division dés l'origine. Quanta l'époque à laquelle se forment les vésicules pulmonaires, il ii*y a pas grand accord entre les auteurs. Cependant , Bischoffest tenté de croire que c'est vers le sixième mois. Avant ce moment, dit-il , il ne faut pas se laisser induire eu erreur par l'aspect des poumons , et croire que leurs cellules sont déjà formées, parce qu'ils offrent U0ç apparence cellulaire à Textérieur. Le poumon a un développement très-peu considérable chez l'embryon ; on dit qu'il ne remplit pas la cavité pectorale entière. D'après lieckel, son poids, comparé à celui du eorps^ est dans le rapport de 1 : 25 chez un embryon de 16 lignes, de i : â7 chez un autre de 29 lignes, de 1 : 43 chez nn troisième de 40 lignes, de 4 : 411/2 chez un embryon de 4 pouces^ enfin, de 1 : 70 au dixième mois. La pesanteur spécifique est énorme, comparée à celle du fœtus qui a respiré; fait d'une hante importance én médecine légale.

Le larynx apparaît d*abord par deux renflements , en* tonrant la partie supérieure de la irachée«artère , qui laissent entre eux une fente étroite. -

Bischoll' les regarde comme les rudiments des cartilages aryténoides, Reichert dit quris sont un bour-

geôrrnement de la face interne du troisiètne arc liranchiaL Rathke prétend que les cartilages thyroïde et cricoide se forment en même temps que les arythénoîdes , Tépigloite $e produit en dernier lieu. On a pu. toir » ^aprés la aixièmé semaine, le larynx ayant la forme d'un renflement ar* rondi ,el à hnit seii^aiiies , l Icischmann y a observé le développement des cartilages. Valentin ei Kaihke ont soutenu , contrairement à Fleischmann , que la trachée-artère ne 8e développe pas par deux moitiés latérales destinées à se rénnir sur la ligne médiane, mais que ses anneaux apparaissent sous fornrK^ de languettes simples qui subissent toutes les phases du développement des cartilages permanents.

développement du eifitëme osseux. Chez les mammifères, comme chez le poulet, c'est dans le feuillet supérieur

on séreux de la membrane blasiodermique que les os se df'velopjient. l'our étudier ce cicvelo|)peuient d'une manière aussi complète que le comporte la question, nous devrons nécessairement le suivre dans les diverses parties du squelette.* Nous commencerons par celui de la colonoe vertébrale.

Colonne vertébrale, Los anaioiuisies regardent aujourd'hui, d*un commun accord, la corde dorsale ^ production composée de couebes, comme étant la partie primitive de la colonne vertébrale. Les cellules ou globules qui constituent la corde dorsale sont une des premières parlies apparentes du germe en voie de se développer. Elles ne lardent pas à se couvrir d'une gaine byaiioe et transparente; bientôt la corde dorsale acquiert une fracture Hbreuse et les fibres qui la composent paraissent annulaires.

Suivant Rathke, il se dépose, autour de la corde dorsale, un blastème homogène, composé de cellules, se montrant d'abord à droite et à gauche, puis se portant de

là en haul el en bas, autour de celte corde dorsale qu'il ne tarde pas à recouvrir entièrement. L'augmentation d'épaisseur se faisant surtout des deux côtés et d*une manière inégale, il en résulte de chaque côté une série de fjeiites plaques séparées les unes des autres par un intervalle étroit dans lequel la masse blastodermique est inoins épaisse. Les premières de ces petites plaques se montrent à peu près dans la région qui , par la suite, oorres* pondra à la poitrine; mais elles ne tardent pas à appa- raître dans toute la longueur de la corde dorsale. Les plaques d un côte marchant à la rencontre de celles du côté opposé, tant aunlessus qu*au dessous de la corde, il en résulte qu'elles lui forment une série d'anneaux complets, par leur réunion. D'après Rathke, ces annaux augnoententde masse, devieiiiient pins larges et plusépais et étranglent de plus en plus la corde dorsale qui (initpar disparaître partout ailleurs qu'entre chaque couple d!anr neaux. Les anneaux représentent les corps des vert^res et les parties persistantes de la corde donnent naissance aux ligaments intervertébraux.

Suivant Mùller, la corde dorsale doit être regardée comme Taxe impàir du rachis entier et en particulier des sutures des corps des vertèbres; mais jamais^ suivant cet . auteur, elle ne passe elle-même, ni à Tétat cartilagineux, ni à l'état osseux; elle demeure cachée dans les parties permanentes du rachis, qui se développent autour d élie et qui lui forment une espèce d'étui. Chez la plupart des animaux , elle ne persisterait pas et disparaîtrait de trèsbonne heure (P%«., t. ii, p. 719)*

La masse blasléiijaLi([ue qui a donné naissance aux plaques dont nous avons parlé, pousse avant leur soudure en anneaux , des prolongements dans l'intérieur des . lames dorsales, de chaque côté de la future moelle épinière. Ces prolongements grossissent dans les points qui

correspondent aux plaques du corps des vertèbres, et bien-* ' tôt tes anoeaax achevés de la corde dorsale envoient ver» le haut des espèces de rayons marchant i la rencontre les uns des autres et embrassant ainsi la moelle. Ces derniers prolongeineTits deviendronl plus lard les arcs des vertèbres. Le blaslème envoie emore d'autres prolongements. Geux-^î, comme les précédents ^ sont placés sur les parties latérales de la moelle : mais au Heu de se porter en haut, comme les rudiments des arcs vertébraux, ils se dirigent d'abord à peu près horizontalement; puis quelques-uns se divisent à peu de distance des anneaux de la corde dorsale» et, de cette division , résulte les côtes et les ^pophyse$ transverses* Ceux qui ne la divisent poirit ne donnent naissance qu'aux apophyses transverim des vertèbres.

Il y âdes animaux chez lesquels ces émanations latérales du blastème qui entoure la corde dorsale > restent toujours à Fétatrudimentaire, et Muller dit que ce sont ceux chez' lesquels la corde dorsale persiste toute la vie. « Ainsi le rachis des myxinoïdes ne présente :iacune trace de s^mentation, et il n y a chez ces poissons que la corde dorsale et la couche fibreuse entourant sa gaine. C'est dans cette couche fibreuse que se produit le squelette (i). »

Les vertèbres et les prulongemenls du blastème qui constitueront 9 plus tard, les arcs et les apophyses , deviennent peu à peu cartilagineuses; mais c'est dans le corps vertébral que cette transformation apparaît d'abord.

(i) On'il me suit permis de rap[)eier ici , en passant, que mon [x re , dès 1807, ayail noté celte disposition de la colonne vertébrale dans les lamproies, a Elle est formée , dil-il , d'une matière molle qui se durcit à certaines époques de l anncc. La masse principale prësenle , en dessous , une portion arrondie qui semble correspondre aui corps des vertèbres, w

Tous les os ont UB {K>int cofumun dans leur développetDent; c'est que leur ossification commence toujours par uo ou plusieurs points isolés qu*oo appelle pohiu étoit^-

Tous les auteurs sont loin de s'entendre , relativcmeriL au nombre de ces (>oints, par lesquels se fait l'ossitication des vertèbres. Bischoff explique cette dissidence par la différence qui existe » oon^seulement entre les diverse» vertèbres d'une même colonne, mais encore entre les différents individus. Suivant lui, et le plus ^^land nombre des analouusles, si on excepte la première et la deuxième vertèbre cervicale, il se manifeste dans les autres trois points d'ossification » un pour le corps et un pour chaque moitié de Tare. Mais , suivant Weber, cité par Bischoff, chaque eurps de vertèbre a (quatre points d' ossification supérieure et quatre iniericurs, ce qui lui explique pourquoi, chez les fœtus de quatre à sept mois , on voit des divisions horizontales et verticales dans les corps vertébraux. "Weber accorde aussi deux points d'ossification aux arcs vertébraux, et un nombre variable aux apophyses épineuses et transverses. Ainsi, au cou, elles en auraient deux, tandis qu'elles n'en auraient qu un dans les autres régions.

Presque tous les anatomistes pensent que l'ossification

se montre d'abord dans les arcs des vertèbres ; mais Baër adopte une opinion contraire, et il explique la manière de voir des autres anatomistes, par Tétat des points d'ossification du corps » q\ii sont si cachés | qu'on a de la peine à les apercevoir*

Quoi qu'il en soit, il paraît que c'est du quarantième au ciiiquaiiiièmc jour de la vie intra-utérine qu'apparaissent les premiers points d'ossiiii itiion (Cruveilhier).

DéveloppemM 4u crâae. Suivant Mùlier, le crâne^ qui n*est que la continuation de la colonne vertébrale^ ne

représente, dans le principe, qu'une capsule indfvide, avec !a base de laquelle se continue la corde spinale, lerroinée en pointe. Cet état de choses persiste pendant toute la vie , chez les cyclostomes* les raies et les squales.

i>*après Bischoff , il se passe aotour de la portion céphalique delà corde dorsale, un phénomène analogoé à celui par lequel sont engendrées les vertèbres. Il résulte du prolongement latéral de la masse blastématique , la formation de deux espèces d ailes qui correspondent à la future base du crâne; de la partie antérieure de ces deux prolongements en émanent deux antres entre lesquels en paraît un troisième, faisant saillu; dans la cavité crânienne, courbé (il- bas en haut ei d'arrière en avant, dont la convexité est dirigée en devant, et ia concavité en arriére, et qui, enlin, occupe entre la première et la se* conde cellule cérébrale, une échancrare que le cerveau forme par sa flexion en avant.

Ce sont CCS trois derniers prolongemenls que Rathke appelle poutres du crâne. Le médian ne tarde pas à dispa-rattre sana laisser de traces, mais les deux latéraux constituent, comme nous Tavons déjà dit , les rudiments de la base du crâne.

Lorsque le blastème qui entoure la corde dorsale se cartilaginilie , la portion céphalique de la corde dorsale <|ui disparait la dernière, est replacée par le corps de roccipital qui naît absolument comme le corps des vertébrés. Peu de temps après on voit apparaître un peu au devant le corps postérieur du sphénoïde.

Les prolongements permanents du crâne» que Rathke appelle ses pomiré»^ en devenant cartilagineuses, prennent la figure d'une lame qui sera plus tard la chkon de$ fosse» mmleêf du bord supérieur de laquelle émane une lamelle qui constituera les comett supérieurs du nez, et donnera naissance à i cthnioïde.

Quant à rossifK ntioii Uu crâne, voici à peu près ce qu'on disent les auteurs :

Vers la dixième sémaine » Vocdpital offre, à la région Je la protubérance externe »deqx points d'ossification qui«e . confondent bientôt. Puis au-dessus d'eux s'en développent deux autres, cl quelquefois deux au sommet et deux sur le côté de la portion squammeuse. Meckel en admet liuit pour récâille, deux pour les coodyles et un pour la partie basilaire. Béclard n'en admettait que quatre pour l'écaillé. C'est par deux points d'ossification lesquels existent au niveau des arcades orbilaires, que se développe Vos frontaL

La jilns grande dissidence règne entre les anatomistes au sujet de rossiiicaliou du sphénoïde : Meckel admet que cet os se développe par seize noyaux » Weber par quinze ou vingt t et 9. filandin assure que c'est seulement par dix points que se fait ce développement.

L'ossilicaiion des pariétaux se fait par un seul noyau qui apparaît au milieu de 1 os vers la dixième ou douzième semaine. L'ethmoîde s'ossifie vers le cinquième mois» et les os propres du nez du deuxième au troisième mois. Le temporal se développe par cinq points d'ossification , dont un pour la portion écailleuse, un pour le rocher, un pour la portion mastoïdienne, un pour le conduit auditif et un dernier pour l'apophyse styloide. •

C'est vers la fin du* deuxième mois que se montre^ dans ' la portion écailleuse, le premier noyau osseux du temporal. Vers la même époque il s'en développe uu dans la portion pierreuse, et après lui le noyau du cercle du tympan qui reste isolé chez certains animaux , puis le quatrième dans la portion mastoïdienne vers le cinquième mois, et enfin celui de l'apophyse styloide.

Développement de la fiice. Au jourd'hui il semble bien démontre par les observations publiées par Rathke, en d82G, et confirmé par Baér, Millier, etc., et surtout par Rei-

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