‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 100 sur 406 · Ibid., XVII, p · texte numérisé non relu

Ibid., XVII, p

i. Jbid,, LXXXI, 8-14.

Tk K. Smith, Kinship, p. iSi.

loi L'ÈVOIJTION ni: MAIIIAOK KT DK l\ FAMII.LK.

SOS (illos, suivant rnn(i(Mmo(îontiiino. Mais un jour, pondani une (Je ses absences, il lui naquit une iille, que la inèro envoya secrètcnient à un partant pour la sauver, puis elle déclara à son mari qu'(»lle était accouchée d'un enfant niorlné. D(^s années plus tard, la fillette, devenue grande, vinl faire une visite à sa mère. Caïs la surprit, pendant que sa mère lui tressait les cheveux et les ornait de cauris. « J'arri>'ai, fait-on dire au père lui-même, parlant à Mahomet, je dis :

— Qui est cette jeune fille? — C'est la vôtre, répondit la mm en pleurant, et elle raconta que jadis elle l'avait sauvée.

— J'attendis que l'émoi de la mère fut calmé; puis un jour, j'emmenai la fille; je creusai une fosse et je l'y fis coucher. PMIe criait: « — Père, que voulez-vous faire de moi? » Alors je la couvris de terre. Elle s'écria encore : « — Père, voulez-vous m'enterrer? Allez-vous partir et m'abandonner? » — Mais je continuai à entasser sur elle de la terre jusqu'à ce que ses cris fussent étouflës. C'est la seule fois qu'il m'arriva de ressentir quelque pitié en enterrant une fille^ ».

De telles mœurs, combinées avec la vente au dehors des femmes enlevées dans les razzias et la polygamie des grands, devai(»nt sûrement pertuiber profondément la proportion numérique des sexes et rendre presque nécessaire la polyandrie, qui ne pouvait du reste soulever aucun scrupule, chez les anciens Arabes, dont les mœurs étaient fort licencieuses. Ainsi les femmes capturées restaient souvent communes à un groupe de parents*. Au v" siècle, la loi syro-romaine dut même interdire les contrats de fraternité, par lesquels on mettait tout en commun, y compris les femmes (»t les enfants \

Que la polyandrie fralernelle, dite thibélaine, ait existé

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