Daily Ufe and Origin of the Tasmaniam^ p
2. Duinoiii-dTrvilio, Hiit. univ. des roy., t. XVIII, p. 225. — Oldlield, Trans, Ethn. Soc, t. m, p. 250.
\\i LÉXOLIIION l)t MAUlAr.t tT Dt LA FAMILLE.
(»ITet le plus souvent elle a changé de maître, mais point de sort.
Quelquefois deux hommes s'associent pour commettre un de ces rapts; ils se glissent dans un campement voisin, la nuit et sans bruit; Tun d'eux enroule autour de son javelol harhcîlé les cheveux d'une lubra endormie, l'autre lui iik'I sur la poitrine la pointe du sien. Elle se réveille et n'ose crier; on l'emmène, on la lie a un arbre, puis on revient de la même manière l'aire une seconde capture ; après quoi l'on rentre en triomphe parmi les siens*. Les captives se révoltent rarement, car elles sont en quelque sorte habituées il l'enlèvement. Dès l'enfanccî, elles ont été familiarisées avec le sort qui les attend, puisque le simulacre du rapl est un des jeux des petits Australiens*. Plus tard la vie d'une jolie Australienne est marquée par une série de «omplots pour l'enlever, de rapts successifs, qui la l'ont passer de main en main et l'exposent aux blessures reçues dans les conflits, aux mauvais traitements infligés par les autres femmes parmi lesquelles on l'introduit. Parfois elle est ainsi entraînée fort loin, à des centaines de milles du lieu de sa naissance '.
Le devoir de la tribu à laquelle appartient la femme (.'nh»vée est bien de la venger, et l'Australien a, à sa manière, un vif sentiment de certaines obligations, pour lui morales; mais, le plus souvent, pour éviter de trop grands dommages, les tribus s'abouchent et le ravisseur se soumet à un talion symbolique, réglé d'avance. Muni de son petit bouclier d'écorce, il se place à une quarantaine de mètres d'un groupe de dix guerriers, appartenant à la tribu lésée et chacun de ceux-ci lui lance de deux à trois javelots, presque