‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 115 sur 406 · C.irvor, Traveh, p. 37 i · texte numérisé non relu

C.irvor, Traveh, p. 37 i

3. Lafilau, Mœurs des sauvages américains^ t. P', p. 576. -i. RaiK rofl, i\atire Races, etc., t. II, p. 6fi8

5. Kolzebuo (Deuxième Vnijage)^ Hist. univ. des roy.y l. XVII, p. 392.

LE MARIAGE PAR CAPTURE. ilO

nont c'est un singulier prélude h un mariaî>'epar capture vioente; pourtant, quand le temps du noviciat est expiré, le futur »poux doit triompher violemment et publiquement de la résistance de sa fiancée. Celle-ci est cuirassée de vêtements Jpais et superposés, de courroies, de filets. De plus elle est ^rdée ot défendue par les femmes de la mirte. Cependant le mariage n'est définitivement conclu que si, le fiancé surmontant tous ces obstacles, réussit à pratiquer sur sa future n bien défendue, xme sorte d'outrage à la pudeur qu'ellemême doit confesser en criant nt ni, d'un ton plaintif. Mais les filles et les femmes de garde tombent sur l'assaillant à grands cris et à grands coups, lui arrachent les cheveux, lui îgratignent le visage, quelquefois le renversent. La victoire :»xige souvent des assauts multipliés et bien des jours de combat. Est-elle enfin remportée, la fiancée l'a-t-elle reconnu elle-même? dés lors, le mariage est conclu et il se consomme le soir même dans la iourte de l'épousée, qui est emmenée dans la maison de son mari, le lendemain seulement *.

Le cérémonial de la capture persiste encore dans Içs mariages des Kalmouks, des Toungouses, des Turcomans, mais en devenant moins grossiers.

Chez les Kalmouks la fille est d'abord payée au père, puis enlevée sur un cheval caparaçonné, et après une feinte résistance*. La coutume varie : tantôt on se contente de pLicer de force la fiancée sur un cheval; tantôt elle s'enfuit, toujours à cheval, mais est poursuivie et atteinte par le fiancé, qui consomme le mariage sur-le-champ, puis ramène sa prise dans sa tente ^

Les Toungouses, plus grossiers, procèdent par un attentat à

!. Bcniuuski, Hisl. univ. des voy.t t. XXXI, p. i08.

i. 11. de Hell, Travels in the Sleppex nf Ihf Ca^pien Sea, p. 289.

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