A. Vambc'ry, Vny. (Vnn faux derviche, p. 2i
Des coutumes très antilogiies se retrouvent chez un certain nombre d'aborigènes du Bengale.
Les Kurmis et autres soudras célèbrent le mariage par un combat simulé. Parfois les liancés se marquentau front avec du sang; ce qui semble bien être l'origine de la coutume singulière et presque générale dans l'Inde du sindradan^y consistant h marquer au vermillon le front de la fiancée. Le vermillon a vraisemblablement remplacé le sang et le sang peut et doit sans doute symboliser un rapt violent.
Chez les Mech et les Kacharis, le fiancé, assisté de ses amis, se rend à la maison de sa future ; il y rencontre les amis de celle-ci et les deux troupes simulent un combat, dans lequel le futur époux est toujours vainqueur; la fiancée finit par être enlevée et son mari n'a plus qu'A faii*e fête aux amis des deux camps et k payer au père le prix de la fille».
Chez les Soligas, l'homme enlève la jeune fille, de son consentement bien entendu, et s'en va, comme le font les Mongols, passer avec elle le temps de la lune de miel dans un village voisin ; après quoi les deux époux rentrent au bercail et y donnent une fète\
La coutume de l'enlèvement simulé existe encore chez d'autres tribus aborigènes de l'Inde, chez les Khonds, les Radagas, etc.
Il est évident que, dans l'humanité primitive, enlever une femme, violemment et à main armée, a été considéré comme un glorieux exploit, puisque, chez les r«ices les plus diverses, le mariage pacifique aflecte si volontiers dans la forme des allures de conquête violente.
A la Nouvelle-Zélande, pour épouser une fille, on s'adressait