Biirhanan. Journf.y from Madran, t. H, p
soit au père, soit au plus proche parent; puis, le consentement obtenu, on ravissait de force la future, qui de>'ait résister énergiqueincnt. Gomme les Néo-Zélandaises étaient robustes, la lutte, si courtoise qu'elle fût, était rude; les vêtements de la jeune fille étaient d'ordinaire mis en lambeaux et, pour l'entraîner à une distance d'une centaine de mètres, il fallait quelquefois des heures*.
Parfois la mère de la fiancée s'en mêlait aussi. M. Yale cite un cas de ce genre. 11 s'agit d'une mère tout à fait heureuse du mariage de sa fille, mais obligée par la coutume d'y faire en apparence une violente opposition. Les époux, au sortir de l'église, car ils étaient convertis, rencontrèrent la vieille femme, vociférant et s'arrachant les cheveux, injuriant le missionnaire, tout en lui disant à demi-voix de ne pas s'en émouvoir, car tout cela n'était pas sérieux*.
Dans certains districts de la Nouvelle-Zélande, il fallait que le futur mari enlevât réellement la fille. Une fois le mariage négocié et en principe conclu, tous les parents surveillaient la fiancée avec le plus grand soin et se tenaient prêts à la défendre. Le jeune homme devait à tout prix s'emparer de sa future à main armée; il y allait de son honneur, et souvent il était fort maltraité en s'efforçant de mener à bonne fin sa glorieuse entreprise^.
Le cérémonial de la capture procède évidemment d'habitudes de rapt, anciennes ou non; il est donc tout naturel de le rencontrer chez les Bédouins d'Arabie, coutumicrs de razzias, comme tous ceux de leur race. Chez les Bédouins du Sinaï, la comédie se joue au naturel. Le fiancé, assisté d'une couple d'amis, attaque la fille, alors qu'elle ramène les troupeaux. Celle-ci se défend vigoureusement, à coups