Mocrenhout, Voy. an.t îles du Grand Océnny t. II, p
ie pierre, et est d'autant plus estimée qu'elle a déployé plus i'énergie. Pourtant on finit par la conduire à la tente de jon père, où le nom du futur époux est proclamé. Après quoi, on habille la jeune fille en liancée, on la place sur un chameau, toujours malgré sa feinte résistance, et on la promène dans le campement. Une fête et des présents terminent la cérémonie*.
Chez les Arabes Mezeyne, les choses sont poussées plus loin. La fille, soi-disant capturée, s'évade et se réfugie dans les montagnes où ses amies lui ont d'avance préparé des provisions. Le fiancé rejoint sa future épouse dans sa retraite et c'est là que se consomme le mariage. Après quoi le couple revient au domicile paternel, que la femme, à moins de grossesse, ne doit pas quitter avant un an.
La comédie matrimoniale n'est pas toujours aussi compliquée. Chez les Amezes, la fmncée se sauve seulement de tente en tente et est enfin conduite par quelques femmes î\ une tente préparée à quelque distance; son fiancé l'y attend, mais il doit cependant l'obliger à y entrer; cela fait, les femmes se retirent».
Chez les Maures de Java, rapporte Schouten, le père de l'épousée l'apporte, toute emmaillotée, au futur. Celui-ci, aidé de deux de ses paranymphes, la charge sur un cheval et se sauve avec elle. Une fois arrivé dans sa maison, il y cache sa femme et sort brusquement, sans remercier ses aides et amis.
Nombre de peuples européens ont aussi pratiqué le cérémonial du mariage par capture. Les Béotiens, dit Pausanias, menaient les femmes à la maison du mari dans un chariot, dont on brûlait ensuite et solennellement le timon,