‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 124 sur 406 · Williams, Viliel len Viiiem, t. V% \^. 15(i · texte numérisé non relu

Williams, Viliel len Viiiem, t. V% \^. 15(i

t. T. Prilfliard, Pol^esian Heminiscences, etc., p. 1171.

IJ^ I/ÉVOM'TION m: MARIAGK KT DE LA FAMILLE.

fanlicido, au iiioiiirnl de hi naissance, n'est pas même un péehé véniel. Plus tard les parents exercent sans conteste le droit de vie et de mort sur leur progéniture et, quand Tesclavage est institué, ces enfants deviennent souvent une véritable marchandise. En résumé, le « droit du père de famille > est sans bornes.

De ce primitif droit de propriété laissé aux parents sur les enfants es! résulté, tout naturellement et presque par toute la terre, le droit de les marier sans les consulter. En outre, comme on avait eu longtemps l'habitude de les vendre, on garda celle de considérer le mariage comme une simple aflhire commerciale, et peu à peu même le mariage par a< bat détrôna le mariage par capture, mais après avoir lonfîtemps coexisté avec lui. Rapt et achat avaient, chacun, leurs avantages et leurs inconvénients. Le rapt ne coûtait rien cl il procurait des femmes ou des concubines sur lesquelles on avait tous les droits sans exception; mais, dans la pratique, il n'était pas exempt de danger, et, une fois accompli, il exposait encore à des vengeances, à des représailles. On se résigna donc volontiers à Tachât de la femme, dès qu'on pul disposer de quelques valeurs d'échange, et comme rien, absolument rien ne faisait obstacle au caprice ou à Tavidilé des parents, on négocia souvent les mariages les plus insensés, notamment des mariages d'enfants.

Ot usage de vendre les enfants, surtout les filles, pour une future association conjugale est très commun par toute la terre.

A la Nouvelle-Calédonie, les enfants sont fiancés par les parents, presque au moment de leur naissance. — Dans l'Afriqm» noire, notamment chez les Ilottentots, dont h"^ femmes vieillissent vite, les homme avisés retiennent,

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