Homme américain^ t. I*', p. iU
iU LÉVOLinON Di: MAIIIAGE ET DE LA FAMILLE.
av.ait allianco ciitiv les Tannlles coiitrarUinles, coinine si le mariage eut été réel *. •
Chez les Ueddies deTInde, on marie souvent une jeinu' ftMnme de seize à vingt ans^à \\n petit garçon de cinq à six. Puis l'épousée va vivre conjugalement soit avec le père drson époux postiche, soit avec un oncle ou un cousin malerni'l. Les enfants qui n'îsultent de ces unions extra -conjugales sont attrihués au bambin, qui est réjKité le mari légal. OuamI une fois ce dernier est arrivé à TAge viril, sa femme légitinn' est vieille et alors à son tour, il s'unità la femme d'un antre gamin, auquel il suscite aussi des enfiuits pseudo-légitimes -.
. Les mariages d'enfants, du moins de petites lilles, >oiil encore très ordinaires, dans l'Inde, chez les brahmanes, et l'on voit souvent des brahmanes sexagénaires épouser, à prix d'argent, des petites filles de cinq à sept ans \
Sur ce point, comme sur la plupart des autres, nos ancêtres d'Kurope n'ont pas été plus délicats que les races sauvages ou barbares des autres pays. Ainsi Plutarque nous •apprend que, dans l'Italie ancienne, les lilles étaient frcquemment mariées avant Tage de douze ans, mais qu'elles ne devenaient épouses (|u'à cet Age*.
Aujourd'hui encore, les paysans russes se conduisent souv(»nt comme les I{(»ddies de l'Inde (»t il n'est [)as rare de voir, là où règne le régime de Mir, ch» jeun(\s garçons de huit à dix ans mariées à des lilles de vingt-cinq à trf»nte ans. Très souvent alors h» rhef de la famille devi<»nl le mari elïectif de la femme % p(»ndant (|ue grandit l'époux légal.
1. Marco Polo ^'ditioii |io|)iiIiiir('i, p. (H. t. Sliorlt, Trans. FAhn. Soc. /Nouv. st'rin, t. VU, |i. lîM. 3. Soinirrat, I/isl. unir, dex voif., (. XXXI, p. :j">(h - Lettres édifantef, \. X,tîJ.
■i. Paiiillcle de Lycunjuc et de Xnma, \-t. 5. E. (le Laveleye, De ta Propriété, p. Xu