Id., Ibiil., t. l^', p. lOi
quaioi*ze années de servitude. S«ins m'étendie plus longtemps sur le mariage par servitude, je remarquerai, en passant, qu'il avait pour résultat de donner au mari une situation subordonnée vis-à-vis de la femme ou tout au moins de la famille de la femme où il avait été si longtemps traité en esclave ou en serviteur. Il en résultait souvent, pour l'épouse, ainsi acquise, une certaine indépendance. Ainsi chez les Kenaï, dont j'ai parlé tout à l'heure, la femme avait le droit de retourner chez son père, si elle n'était pas bien traitée par son mari*. Le mariage par servitude avait donc en fait un côté moral ; il atténuait la sujétion, toujours dure, parfois cruelle, à laquelle la femme est soumise dans la plupart des sociétés sauvages ou barbares.