‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 130 sur 406 · Laing, Hi^l. univ. des roy.^ t. XXVIU, p. .'M · texte numérisé non relu

Laing, Hi^l. univ. des roy.^ t. XXVIU, p. .'M

k» droit de refuser, mais li la condition de renoncer à jamais au mariage, sous peine de devenir Tesclavc» de son premier prétendant, dans le cas où Ton essaierait de la marier a un autre ^ Cependant ce droit de refus, si limité qu'il soit, constitue déjà un progrès notable, qui n'existe pas toujours dans des sociétés bien plus civilisées. Il en faut rapprocluT quelques autres coutumes en vigueur ça et là, dans cette région moyenne de l'Afrique, confinant au Saliaia et où la population est fortement mélangée de sang berbén». 11 (îstà remarquer, que presque partout en pays berbère, la sujétion de la femme est ou a été un peu moins rude.

A Sackatou, la lille est d'ordinaire consultée par ses parents, mais pour la forme ; jamais elle ne refuse. Dans le même district, les jeunes gens du peuple se demandent d'abord leur consentement mutuel, puis celui de leurs parents. Chez les gens riches, le maiié constitue à sa future un douaire consistant en femmes esclaves, calebasses sculptées et montées, remplies de millet, de dourrali et de riz, en pagnes, bracelets, objets de toilette, aussi en pierres pour moudre le grain, mortiers pour le battre, etc. Tous ces présents sont portés en grande pompe, sur la tète des femmes esclaves, à la maison du mari, quand l'épousée s'y rend pour la première fois.

A Kouranko, les jeunes filles sont souvent vendues par leurs parents, et le plus cher possible, à des vieillards riches. Force leur est de se soumettre, mais, une fois veuves, elles reprennent leur liberté et se rattrapent en choisissant à leur \^Te un jeune mari, qu'elles comblent de soins et d'attentions*. Or, nous verrons que, dans bien des civilisations relativement avancées, le veuvag(î même ne gratifie point

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