I. (ilapportuiiy Second voyage , l. Il, p
i. Laing, Hint. univ. dex vo\j., t. XXVUI, p 71.
la femme d'une liberté dont on ne la croit jamais digne.
A Wovvow et à Boussa, Témancipation de la femme est notablement plus grande. Ce n'est plus le père, c'est la grand'mère, qui donne ou refuse sa petite-fille, et, si l'aïeule est décédée, la fille devient libre d'îigir à son gré*. Ce fait, s'il est exact, est infiniment plus curieux que tous les autres et il est propre à réjouir les sociologistes pleins de foi, qui admettent, dans une lointaine antiquité, l'existence d'un régime matriarcal assignant à la femme la première place dans la famille. Mais continuons notre enquête.
En Polynésie, le mariage par achat était habituel. A la Nouvelle-Zélande, Tliomme achetait la fille et offrait des présents aux parents-.
Dans la Polynésie, en général, le prétendant offrait des cochons, des étoffes, etc. Si sa demande était agréée, la conclusion du marché ne traînait guère ; la fille était, séance tenante, livrée à l'acquéreur; un lit polynésien était dressé dans la maison du père de la fiancée et les nouveaux époux y passaient la nuit. Le lendemain, on célébrait un festin, auquel on invitait ses amis et dont quelques cochons faisaient les fraisa
A Taïti, on concluait aussi des mariages à terme et dans ce cas les présents, cochons, étoffes, pirogues, etc., devaient équivaloir en importance à la durée de Tunion*.
Mais en dépit de la vente, le père polynésien conservait toujours sur sa fille le droil de domaine éminent et, quand les présents lui semblaient insuffisants, il reprenait la marchandise pour la louer ou vendre à un amateur plus généreux. Survenait-il un enfant, le mari, l'acquéreur, était libre