‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 132 sur 406 · Muerenliout, Voy. aux iles, etc., t. U, p · texte numérisé non relu

Muerenliout, Voy. aux iles, etc., t. U, p

4. Cook (Troisième voyage), Uisl. univ. des voy., t. X, p. 23Î.

OU de tuer le nouveau-né, ce qui se faisait en lui appliquant sur la bouche et le nez un morceau d'étoffe mouillée, ou de le laisser vivre, mais, dans ce dernier cas, il gardait d'ordinaire la femme pendant toute sa vie. Si l'union était stérile ou si les enfants étaient mis à mort, l'homme avait toujours le droit d'abandonner la femme, quand et comme il lui semblait bon *. C'était une esclave qu'il avait achetée et A laquelle il pouvait renoncer à volonté*.

Dans le grand continent américain, et du nord au sud, la coutume de l'achat de la fille est commune «^ un grand nombre de peuples. Chez les Peaux-Rouges, la marchandise féminine se payait ordinairement en chevaux et en couvertures. Quand la fille avait été vendue à un blanc, puis abandonnée, comme il arrivait souvent, les parents en reprenaient possession et en trafiquaient une seconde fois*. En Colombie, ce qui était surtout prisé, c'était l'aptitude de la femme au travail et ses qualités de bêle de somme valaient à ses parents un plus ou moins grand nombre de chevaux ^

Chez les Peaux-Rouges de la Californie septentrionale, les filles étaient vendues et achetées, comme tout autre objet, et on ne songeait même pas à les consulter. Le prix en était payé au père et l'on emmenait la fille tout uniment, comme s'il se fut agi d'un cheval. Les prétendants pauvres devaient naturellement s'effacer devant les riches et il en résultait que les vieillards opulents accaparaient toutes les belles jeunes femmes*. Aucune cérémonie nuptiale; pourtant chez les Modocs, la conclusion de l'affaire est marquée par une fête, mais les fiancés n'y prennent point part.

Les parents peaux-rouges n'abandonnent pas toujours

1 . Cook (Troisième voyage), HUt. univ. des voy.j i. X, p. 1232.

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