Domenech, Voy. pittoresque, etc., p
3. Bancroft, Native Races of Pacific ^ etc. ^ t. !•% p. 27G. 4. 1(1., /6td , t. !•% p. 349.
lii L'ÉVOLUTION DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE.
eiitièrenienl leur fille mariée et, si elle est trop maltraitée par racquéreiir, ils ont la faculté de la reprendre, en en restituant le prix, puis naturellement de la revendre à un autre*. Des coutumes socialistes coexistent parfois avec ces mœurs conjugales si giossièn»s. Souvent la demeure nuptiale est préparé»* par la tribu, ou bien, comme en Colombie, les amis se cotisent pour payer au père le prix de la fille *. Les prétendants californiens traitent quelquefois l'affaire à crédit ; mais alors riioinnu' est dit li à demi marié » et lorce lui est de vivre en esclave chez les parents de la fille jusqu'il parfait paiement, car il uy a aucune différence essentielle entre le mariage par servitud»* et l<» mariage par achat. Kn Amérique, comme ailleurs, la morale t»st simplement Texpression des habitudes et des besoins, aussi Tachât de la femme a-t-il fini par devenir un<* chose honorable et, chez les Peaux-Rouges californiens, roii méprise les enfants d'une hMnmc», qui n'a rien coulé à sou
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Les l\ipayos du Nouveîni-Mexique ne se contentent pas d«' vendre leurs iilles de gré à gré; ils les mettent à l'encan . Quant aux habitants des curieux phalanstères néo-raexicaiiis appelés pw^fc/os, comme ils sont notablement plus développ'"^ que la plupart de leurs congénères américains, ils ont aus>i des coutumes matrimoniales moins grossières et, chez eux, ce qui est rare en pays sauvage, le poursuivant, une foi> agi'éé par les parents, essaie de charmer sa future en lui donnant, tous les jours et des heures durant, des sérénades amoureuses''.
Chez les tribus, à demi civilisées pourtant, du lîuaténiala,