Id., IbitL, L 1"', p. r»i
«lu Nicaragua, les unions conjujitales étaient aussi déterminées par des présents faits aux parents et, au fiuatémala, les jeunes «rens étaient, jusqu'au dernier moment, tenus dans une complète ignorance de Taffaire, aussi bien le jeune homme que la jeune fille *. Au Nicaragua pourtant, il existait une exception curieuse dans certaines villes où, dans une fête spéciale, les jeunes filles avaient le droit de choisir librement leurs maris parmi les jeunes gens présents *.
Chez les Moxos, chez les Guaranis, le prix payé aux parents est encore la raison décisive des mariages ^ Pourtant les Guaranis exigent en outre que l'acquéreur ait montré des qualités viriles à la chasse ou à la guerre ♦. La lutte pour l'existence est rude encore et, pour conserver une ou plusieurs femmes, il faut être capable non seulement de les nourrir mais encore de les défendre.
Les Mongols d'Asie achètent leurs femmes tout comme les Mongoloïdes d'Amérique, dont je viens de parler.
Chez les Mongols nomades, les Tartares de l'Asie septentrionale, les parents règlent les mariages avec une autorité absolue et sans consulter les parties plus spécialement intéressées. Le marché est âprement débattu entre les parents, et le prix à payer par l'acquéreur ou sa famille est très exactement déterminé, les futurs époux ne sont même pas avertis ; leurs sentiments, leurs désirs, leurs répugnances ne sont pas pris en considération. Le prix de la fille s'acquitte en bétail, moutons, bœufs, chevaux; en pièces de toile, en eaude-vie, en beurre, en farine, etc. Tout étant bien convenu, on rédige, devant témoins, le contrat de vente, mais la tille est livrée seulement après la cérémonie du mariaj^^Jî, qui.