‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 136 sur 406 · Burncs, liisl. uuiv. des voy., t. XXXVll, p · texte numérisé non relu

Burncs, liisl. uuiv. des voy., t. XXXVll, p

4. Lettres édifiantes, t. X, p. 138. — Hue L'Empire chinoU, i. II, p. 255.

LE MARIAGE PAU A<:ilAT ET l>AR SERVITUDE. 145

si peu de chose qu'elles y portent seulement des numéros d'ordre: première née, deuxième née, auxquels on ajoute un surnom*. Le prix de la fille achetée est payé aux parents en deux versements effectués, le premier, quand on est tombé d'accord et au moment de la signature du contrat; l'autre, le jour de la célébration du mariage*. Le mariage par capture ne saurait naturellement être en usage dans la vieille civilisation chinoise, mais la trace en reste encore dans le cérémonial, puisque la nouvelle épousée est enlevée au-dessus du seuil de la maison conjugale, comme il était d'usage de le faire dans l'ancienne Rome.

Disposer de leurs filles comme ils l'entendent, et en tirer profit, a semblé par toute la terre si naturel aux parents, que beaucoup d'aborigènes de l'Inde se conduisent à peu près comme les Mongols. Les filles sont vendues par les parents chez les Kolhan, les Bendkars, les Limbousetles Kirantis, chez les Moundas, les Santals, les Oraons, les Muasis, les Birhors, les IIos, les Boyars, les Nagas, les Gonds, etc.^ Le prix de la iille varie de trois à quatorze roupies, ou bien s'évalue en têtes de bétail, en mesures de vit. Parfois la marchandise féminine est rare et chère, car ce sont des pays où a régné longtemps la coutume de l'infanticide féminin; il arrive alors ou bien que les filles sont condamnées au célibat, comme chez les Hos^,'ou bien, comme chez les Nagas, que les mariages sont tardifs et que le fiancé doit souvent subir le mariage par servitude \ Parfois eniin les filles sont enlevées, comme cela se fait chez les Kolhans, par les fiancés impatients, et après le rapt, des arbitres négocient une transaction ^ —

!. Comte d*Hérisson, /ouma/ d'un inlerprète en Chiner p. 7. i. Hue, L'Empire chinoUy i. II, p. 256.

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