Id., Ibid., p. il
(i. Dalton, loç. cit., p. 192.
LCTOUftlfEAU. — L'Évolution du Mariage. 10
Je noierai en passant, que chez les Nagas, le mariage par servitude a son effet ordinaire, qui est d'abaisser le mari el de relever la femme; en effet, chez ces indigènes, la femme tout en s'astreignant à de rudes travaux est traitée comme régale de son mari*.
Dans quelques autres tribus aborigènes de l'Inde, on trouve même des coutumes matriarcales. Ainsi, chez les Pani- Kocch, les maris laissent à leurs femmes, très laborieuses, le soin de la propriété, et, en se mariant, Thomme va vivre avec sa belle-mère et lui obéit ainsi qu'à sa femme. En outre dans cette tribu, ce sont les mères qui négocient les mariages; les pères ne s'en mêlent point*.
Enfin, chez les Yerkalas, l'oncle maternel a le droit de réclamer, pour ses fils, les deux filles aînées de sa sœur ou d'y renoncer moyennant une indemnité de huit pagodes 3.
De l'argent, toujours de l'argent! Chez tous les peuples et dans toutes les races, le mariage se ramène souvent à une question pécuniaire. Sous ce rapport les Berbères, les Sémites et les Aryens ne se distinguent pas des autres types humains. — Chez certains Touaregs du Sahara, nous dit Duveyrier, c'est la fille elle-même qui indemnise le père, et c'est à la vieille mode italiennne, niore tusco, qu'elle gagne le pécule d'affranchissement, qui lui est nécessaire pour se marier : € Le père, avant que sa fille se marie, exige d'elle le remboursement, prélevé sur son corps, de ce qu'elle a coûté à sa famille... et la fille, déshonorée selon nous, rachetée suivant les idées locales, est d'autant plus recherchée qu'elle aura eu plus de succès dans le commerce de ses attraits*. >
Au contraire des Touaregs, les Sémites, Hébreux et Arabes,