‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 138 sur 406 · Id., Ibid., p. Ul · texte numérisé non relu

Id., Ibid., p. Ul

:L Shortt, Tran$. Ethn, Soc. (nouvcllo série), t. VII, p. 187. -i. Diivf^yricr, Touaregs du Nord, p. 3i(K

atlacliaient et attachent encore un prix énorme à la virginité do la fiancée ; mais le mariage n'en était ou n'en est pas moins, pour eux, une simple vente. L'histoire du mariage de Jacob nous a déjà prouvé que le mariage par servitude se pratiquait chez les anciens Hébreux. Plus tard le consentement do la femme devint nécessaire, ce qui est un grand progrès, mais le mari n'en dut pas moins de manière ou d'autre acheter sa femme*.

Chez les Arabes contemporains, le mariage est une simple vente, nullement déguisée. Un jurisconsulte arabe nous en donne même la formule, qui est très nette; la voici : « Je te vends ma fille pour telle somme. — J'accepte. > Ailleurs le même auteur dit : c La femme en se mariant vend une partie de sa personne. Dans un marché, on achète une marchandise; dans un mariage, on achète le champ génital*. > On ne saurait parler plus nettement. Pourtant le consentement de la femme est nécessaire; c'est elle qui est censée se vendre et le prix du marché lui constitue un douaire. Il en était de même chez les Hébreux.

Quelle qu'ait été leur religion, la plupart des peuples aryens ont aussi considéré le mariage comme un marché. liOS Afghans musulmans achètent leurs femmes, et celles-ci sont si bien regardée^s comme une propriété, qu'en cas de veuvage, elles ne peuvent se remarier sans que le second mari indemnise la famille du premier^

Dans l'Inde brahmanique, la fille est aussi achetée aux parents. Un curieux verset du Code de Manou nous apprend même comment on dédommageait l'acheteur, en cas de substitution de personne : « Si, après avoir montré à un

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