Second Voyage, de, p
»n i*er, pesant chacun environ deux livres, auxquels il faut ?ncore ajouter une vingtaine de fers de lance, tous objets irécieux, qu'on ne se procure pas sans peine^ — De même, lu Bornou, les gens aisés ont rarement plus de trois femmes fl les pauvres doivent se résigner bon gré mal gré à la monogamie». Mais, chez les nègres du Kaarta et chez les Fantis de la côte de Guinée, la polygamie devient excessive. Dans le KaarUi, un simple particulier a souvent dix femmes et autant de concubines, mais, pour les princes, les roitelets, ce nombre, déjà considérable, est souvent triplé et même décuplé^; il en résulte qu'environ un tiers des habitants est de sang princier ou royal. Pour les Fantis, la polygamie est une source de richesse, non seulement par le travail des femmes mais encore par la vente des enfants, dont ils font un large et fructueux commerce*. Ce trait de mœurs ne leur est point particulier : dans toute l'Afrique noire le droit du père de famille comporte celui de vendre leâ enfants et on en use volontiers.
Comme il est naturel, la noblesse morale, la délicatesse, etc., sont ce qui manque le plus dans les ménages africains. Humbles jusqu'à la servilité en présence du maître, les femmes lâchent la bride à leur dévergondage, dès qu'elles le peuvent faire sans péril.
Dans le Bornou, une femme ne s'approche jamais de son mari sans ployer le genou \ Quand un Poul ordonne à l'une de ses femmes de lui préparer à souper, ce qui implique que le maître la désire pour compagne la nuit suivante, cette insigne faveur est reçue avec des transports de