‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 161 sur 406 · fcid., XXXUt, i · texte numérisé non relu

fcid., XXXUt, i

A. ma., IV, 128.

n. Ihid.. !U, 13.

rrondi et d'un âge égal au leur^ ... Des iilles aux grands eux noirs '. — L^ seront de jeunes vierges au regard (lodeste, dont jamais homme ni génie n'ont profané la pudeur. — Là il y aura des vierges jeunes et belles \ — ^rès d'eux (des élus) seront les houris aux beaux yeux noirs, pareilles aux perles dans leur nacre \ Nous créâmes les viei'ges du pamdis par une création à part^ ».

Tout ce code sacré sanctifie l'infériorité de la femme, et celle infériorité on ne Ta point adoucie dans la pratique ; car l'iniquité, toujours tenace, l'est bien davantage, quand elle esl autorisée par la religion.

11 faut pourtant, au sujet du mariage musulman, noter une circonstance, à première vue singulière; c'est que le mahométisme n'intervient en rien, comme religion, dans tout ce qui touche au mariage ; toutes les choses conjugales sont absolument privées et même le pouvoir civil n'apparait pas plus que le pouvoir religieux dans la célébration du mariage. Assez ordinairement cependant le futur va déclarer son union au cheik ou au cadi, qui peut dresser un acte à cette occasion, mais alors il en remet la minute à la partie intéressée, sans en garder copie. Celle formalité n'est d'ailleurs nullement obligatoire ; le mariage est considéré comme un acte privé et, si, par la suite, des contestations s'élèvent à son sujet, on les règle comme on pput, en invoquant la preuve testimoniale •.

C'est quCy pour les musulmans, la femme est une chose et le mariage un simple marché. Toujours l'épouse est vendue au mari elle prix en est discuté soit par son représen-

i.Koran, LXXXVIil, 33.

t. Ibid., LU. 20.

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