‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 163 sur 406 · Ibid.f p · texte numérisé non relu

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langage des signes. Elle peut, par exemple, témoigner sa répugnance en se couvrant la figure; son contentement, en riant. Mais, si elle n'est plus virgo inlacla, comme disent nos voisins d'Angleterre, il lui est loisible de parler librement ^

Nous avons vu que, d'après le Koran, la femme doit à son maître une soumission absolue et que celui-ci, en retour, quel que soit le nombre de ses épouses, s'oblige moralement k n'en laisser aucune « comme en suspens *. Cette prescription du code sacré s'est précisée dans la pratique. Ainsi tout mari musulman doit à ses femmes un partage égal de ses nuits, et celle qui a bénéficié de la nuit, a droit aussi à la journée suivante. .

Le mari achète-t-il une nouvelle épouse, il lui est redevable de sept nuits de suite, si elle est vierge ; de trois seulement, dans le cas contraire. A des exigences plus grandes, il a le droit d'opposer un refus *.

Mais l'époux a d'autres obligations. Il lui faut nourrir sa femme, fût-elle affligée d'un appétit vorace. Ce dernier cas est considéré comme une calamité, mais il faut que le mari s'y résigne ou répudie la polyphage^.

L'époux doit encore à sa ou à ses femmes de l'eau pour boire, de l'eau pour les ablutions et purifications, de rhuile à manger, de l'huile à brûler, de l'huile pour les onctions cosmétiques, du bois pour la cuisine et pour le four, du sel, du vinaigre, de la viande, de deux jours l'un ou autrement suivant les habitudes des divers pays. Il leur doit une natte ou un lit, c'est-à-dire un matelas et une couverture pour mettre sur la natte. Ces devoirs ne vont pas sans des droits corrélatifs : le mari a le droit d'empêcher sa femme de manger de l'ail ou de manger ou boire toute

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