E. Meynier, loc, cit., p
autre chose, ayant ou laissant une odeur forte ou désa- {^réable. 11 peut lui interdire toute occupation capable de la débiliter ou de la flétrir ^ Enfin, dans le cas où, sans motifs raisonnables, elle se refuserait à racconiplissement de ses obligations conjugales, le mari peut à son gré la priver de sel, de poivre, de vinaigre, etc. *.
Au total, tout cela fait h la femme arabe une situation fort abaissée, avant comme après son mariage. Mais le son de la femme kabyle est bien plus misérable encore.
A chaque instant nous entendons répéter en France que le Kabyle est monogame et par suite moins éloigné de nous sous ce rapport que l'Arabe; mais, chez les Kabyles comme chez les Arabes, c'est la polygamie qui est légale, et, si la plupart des Kabyles sont monogames en fait, c'est surtout par économie.
En dépit de leurs mœurs républicaines, de leur respect pour la liberté individuelle, des droits qu'ils accordent à la mère, de certaines sauvegardes, dont ils couvrent les femmes en temps de guerre^, contrairement aussi aux tendances, souvent libérales des Berbères, en ce qui touche le^^ femmes, les Kabyles de l'Algérie traitent leurs femmes mariées et leurs iilles comme de véritables esclaves, et sont, sous ee rapport, inférieurs aux Arabes eux-mêmes. Pour tout ce quia trait aux relations sexuelles, les mœurs kabyles sont féroces. En dehors du mariage, toute union des deux sexes est sévèrement interdite en Kabylie et la femme mariée n'a aucune personnalité : c'est littéralement une chose possédée*. I.a jeune fille kabyle est vendue par son père, son frère, son oncle ou un agnat quelconque (açeh); en résumé, p«r