‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 165 sur 406 · Haiiotoau et Lctoiirneux, La Kabylie^ t. Il, p · texte numérisé non relu

Haiiotoau et Lctoiirneux, La Kabylie^ t. Il, p

$es ayants droit. Pour annoncer son mariage, un homme dit tout crûment : « J'ai acheté une femme ». Pour dire qu'un père a marié sa fille, la locution habituellement en usage est : « Il a mangé sa lille^ »

Chez les Cheurfa, mais cela est une exception, la fille doit être consultée sur le choix d'un mari, alors qu'elle a atteint l'âge de raison; mais, partout ailleurs, la fille vierge n'est jamais consultée, et même la veuve et la femme répudiée, auxquelles le droit musulman accorde la liberté, ne disposent pas d'elles-mêmes en pays kabyle^

Dans beaucoup de tribus cependant, la fille peut refuser deux fois l'homme qu'on lui propose; mais ensuite, elle a épuisé son droit et force lui est de se soumettre ^

L'ayant droit de la femme kabyle lui donne ordinairement au moment du mariage des vêtements et des bijoux; il les lui prête plutôt, car il est interdit à la femme d'en lisposer et, à sa mort, ces objets précieux font retour à ses Barents*.

Le mariage kabyle a pour condition essentielle, comme e mariage arabe, le paiement d'un certain prix, généralenent débattu, mais que certaines tribus du Jurjura mérilional ont déterminé une fois pour toutes. Ce prix s'apïelle « le turban )> (Thâmanth), comme on dit chez nous [ les épingles ». Une sanction pénale garantit le paiement le la IhârMnth et la livraison de la personne vendue*.

En principe, la femme n'a aucun droit sur la thâmanlh^.

En dehors du prix d'achat de la femme, de la Ihâmanlhf e père kabyle stipule, par surcroît, qu'il lui sera donné

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