‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 166 sur 406 · I. Uanoteau et Letourueux, La Kahylie, l. Il, |». ll · texte numérisé non relu

I. Uanoteau et Letourueux, La Kahylie, l. Il, |». ll

t. Id., Ihid., p. liO.

:KM., /6irf.,p. 150.

l. M., Ibid,, p. lOi.

o. M., /fcirf., p. 15i-153.

^'». Ul., Ibid.

18â L'ÉVOLUTION OU MARIAGE ET DE LA FAMILLE.

une certaine quantité de provisions (bestiaux morts ou vivants, farine, huile, beurre) devant être consommées pendant les fêtes du mariage.

Les villages, qui ont tarifé la Ihâmanlhy ont aussi fixé le montant de ces cadeaux.

Le père stipule encore, au profit de la lillc vendue, un don de vêtements, de bijoux; mais ce don dispense le mari de pourvoir, sous ce rapport, à l'entretien de la Xemme pendant une année; il est d'ailleurs nécessaire, quand la fulure doit, en (juittant ses parents, leur laisser tout ce qu'elle a reçu *, n'emporter que son corps.

C'est' quelquefois la mère, qui vend ainsi conjugalement sa fille, mais à la condition d'être reconnue tutrice el, même alors, elle ne jouit pas, comme le père, d'un pouvoir sans contrôle, et il lui faut consulter sa fille-.

Une fois achetée, la femme kabyle est entièrement à la merci du mari propriétaire. Elle doit le suivre partout où il lui convient de s'établir; elle ne possède en propre que les vêtements qui la couvrent. Son mari a le droit de la châtier avec le poing, avec un bâton, avec une pierre', même avec un poignard. Il lui est seulement interdit de la tuer sans motif réputé sérieux ^

Cependant si, étant devenue mère, elle ne peut allaiter son nouveau-né, la loi décide que le mari est obligé de lui fournir une nourrice*, bien plus d'ailleui^s pour proléger l'enfant que la mère, dont elle se soucie assez peu.

La femme mariée est si bien considérée comme une propriété en Kabylie, que l'absence, même prolongée, du maître ne lui rend pas la liberté. Dans ce cas, elle appartient,

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