‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 178 sur 406 · Les Abyssiniennes f p · texte numérisé non relu

Les Abyssiniennes f p

i. Glapperton, Second voyage, etc., t. II, p. 80.

La civilisation rolalivo et soi-disant chrétienne des Abvssiniens s'accommode très bien de mœurs analogues. A côlé de Voiioro léjjale, de la matrone, iière et indolente, tous les {•grands barons ont un essaim de jolies servantes au minois éveillé*.

Le roi donne l'exemple, mais naturellement avec plus de laisser-aller encore. Une femme quelconque a-t-elle eu rheur de lui plaire, il le lui fait savoir par un envoyé chargi de l'inviter a venir habiter le palais. Cette distinction est accueillie, comme il convient : la danae se pare au plus vite et obéit sans murmurer; mais au-dessus de ces concubines, il y a l'épouse, la reine, Viléghé.

Autant qu'il est en eux, les dignitaires ecclésiastiques imitent les laïques. Bruce en a connu un, l'Abba-Salam, le gardien du feu, le troisième personnage de l'Église, qui forçait les femmes à lui céder par un moyen à la fois pieux et original : la crainte de l'excommunication.

J'ai déjà parlé du concubinage malgache, de la grande femme (vadi-bé) ayant sa case, ses privilèges, et dominant les petites femmes (vadi-kéli), qui vivent ensemble dans une soumission égalitaire*.

En résumé, toute l'Afrique barbare, l'Afrique moyenne, pratique largement le concubinat domestique.

Les antiques nations, à demi civilisées, de l'Amérique centrale ne le dédaignaient pas non plus. Au Pérou, comme nous le verrons, le régime monogamique était obligatoire, "^ais pour le menu peuple seulement.

Dans les nations mayas, les riches, les puissants usaient sims modération du concubinat '\ Au Guatemala, les parents étaient à cet égard pleins de sollicitude et, quand un jeune

Page 1