Hue, L'Empire chinois, t. II, p
î au contraire il essaye d'élever une petite femme au rang uprême*. Les concubines légales, les petites femmes, sont ubordonnées à la femme particulièrement légitime, et il leur ïSt interdit de revêtir le costume réservé à cette dernière*. ji grande femme est la maîtresse de la maison ; elle est non seulement la mère de ses propres enfants, mais encore la mère putative des enfants des petites femmes. Ces derniers portent son deuil et non celui de leur mère naturelle ; c'est à la mère légale qu'ils prodiguent les témoignages de leur respect, de leur aifection, de leur obéissance^. — Nous apprenons bien, en lisant les comédies chinoises, qu'il éclate parfois des rivalités entre la matrone et ses collaboratrices ; mais, en général, la femme chinoise est si bien dressée, si bien brisée dès l'enfance, que cela est assez rare et que l'on voit même des femmes chinoises conseiller à leurs maris d'avoir des concubines dans les villes où leurs affaires les retiennent quelque temps* . Rappelons encore en passant que le cerveau humain peut garder toutes sortes d'empreintes cl que la moralité, les instincts résultent rigoureusement du genre de vie et de l'éducation.
Il faut bien que le concubinat ait été, pour l'homme, véritablement nécessaire, car nous le voyons pratiqué par toutes les races, aussi bien par les races blanches que par les autres.
Nous savons que les monarques de l'ancienne Assyrie avaient, à côté d'une épouse unique, un bon nombre de concubines, exactement comme les Nègres abyssins de nos jours, ou, en restant dans l'antiquité, comme le glorieux SalomJn.