‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 181 sur 406 · Miluc, Vie réelle en Chiney p · texte numérisé non relu

Miluc, Vie réelle en Chiney p

3. Hue, L'Empire chinois, t. Il, p. !258. i. Milno, Vie réelle en Chine^ p. 161.

â06 L*ÉV0Lrn05 DC IIRUGE ET DE LA FAMILLE.

Tout polygames qu ils soient, les Arabes modernes ne s'abstiennent pas, pour cela, du concubinat. A la Mecque même, dans la cité sainte, tous les riches Mekkavy entretiennent, chez eux, dans leurs maisons, à côté de leurs épouses légitimes, des concubines, généralement originaire dWbvssinie. Pourtant, si Tune de ces femmes devient mère, la morale du pays prescrit à son maître de Télever au rang d'épouse légitime \ Les Mekkavy, de la moyenne et de la basse classe, achètent aussi de jeunes esclaves abyssiniennes, leur enseignent à cuisiner et à coudre, en font leurs concubines et les revendent ensuite avantageusement aux étrangers de passage, surtout quand elles ont été stériles ^ : à ce commerce ils trouvent à la fois plaisir et profit.

Le concubinat n'est pas plus rare chez les Anens que que chez les Sémites. Les monarques de la Perse antique avaient, nous le savons, un troupeau de concubines: or dans toutes les grandes sociétés barbares, le concubinat princier n'est que la survivance des anciennes mœurs.

Dans rinde, les brahmanes de la classe moyenne ont souvent une épouse principale et en même temps plusieurs concubines domestiques \

Nous avons vu que, dans, la Grèce homérique, le concubinat était d'un usage général et nullement blâmé. Plus lard, dans la Grèce plus civilisée, le concubinat primitif, domestique, disparut, mais on eut toujours, pour égayer l'ennui du mariage mon gamique, ce que nous appelons le concubinage, Thétaïrisme, dont usaient ouvertement les Socrate et les Périclès. « Si, dit à ce sujet Lecky, nous pouvions nous imaginer un Bossuet ou un Fénclon figurant

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