Hérodote, t. II, 3ô
erdoce d'une divinité de l'un ou de l'autre sexe; les nmes sont les prêtres de toutes les divinités* ». Dans un s aussi profondément religieux, cette interdiction prouve tementy qu'au moins dans l'opinion publique, la femme it tenue pour un être inférieur. En outre la polygamie it permise en Egypte, ce qui suffit déjà à exclure l'idée la domination féminine dans la famille. Pourtant Héro< Le relate que beaucoup d'Egyptiens, surtout c ceux qui bilent les marais >, ont, comme les Grecs, adopté la monomie*.
Diodore va plus loin qu'Hérodote, il affirme que, dans la mille égyptienne, c'est l'homme qui est soumis à la femme : Contrairement à l'usage reçu chez les autres nations, les is permettent aux Égyptiens d'épouser leurs sœurs, à exemple d'Osiris et d'Isis. Celle-ci, en effet, ayant cohabité ec son frère Osiris, jura, après la mort de son époux, de î jamais souffrir l'approche d'aucun homme, poursuivit le eurtrier, régna selon les lois et combla les hommes de ^ds biens. Tout cela explique pourquoi la reine reçoit lus de puissance et de respect que le roi et pourquoi, chez s particuliers, la femme domine l'homme et qu'il est sti- ^lé entre les mariés, selon les termes du contrat dotal, (pie lioinine obéira à la femme*. »
L'assertion de Diodore semble à première vue inadmist>le; pourtant les actes démotiques la confirment dans une 'ftaine mesure. Si la sujétion familiale de l'homme n'était is générale en Egypte, elle existait cependant dans un bon îinbre de cas. En effet, la loi égyptienne ne s'occupait pas ^ mariages et les parties intéressées les contractaieût à leur é. 0r, en vertu de la loi d'héritage matriarcale, la femme