‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 190 sur 406 · Hérudoli:, l. Il, 3r · texte numérisé non relu

Hérudoli:, l. Il, 3r

1 Id., t. H, 42.

•^. Diodore, t. l*% 27.

était souvent plus riche que rhonime. Elle pouvait donc dicter des lois, lors de la rédaction du contrat de mariage. L'union conjugale était manifestement une convention avant tout commerciale, puisque le mot mari n'intervient, dans les actes faits entre époux, qu'à partir du règne de Philopator^ . La femme égyptienne se mariait en général sous le régime de la séparation de biens; elle ne changeait pas d'élaiei conservait le droit de contracter sans autorisation; elle restait maîtresse absolue de ses apports. On spécifiait en outre, dans le contrat, les sommes que le mari devait payer à sa femme, soit conmie don nuptial, soit comme pension annuelle, soit comme amende en cas de divorce.

Parfois même, par des actes subséquents au mariape, l'épouse égyptienne arrivait à déposséder complètement son mari, aussi c(îlui-ri avait-il soin, par précaution, de stipuler, en se mariant, que sa femme prendrait soin de lui pendant sa vie et ferait les frais de son ensevelissement et de son tombeau^ .

En résumé, il semble bien que, dans l'ancienne Égjple, il n'ait existé aucune puissance maritale, du moins dans les familles des particuliers.

Cet état de choses dura jusqu'à Philopator, qui, l'an IV de son règne, et par un simple décret, établit dans la familh» la prééminence de l'époux, en décidant que, désormais, toutes les aliénations faites par l'épouse devraient être autorisées par le mari * .

Ces faits, curieux à coup sûr, ont semblé décisifs à «n certain nombre de sociologistes, qui, avec Bachhofen, ^' plaisent à croire (jue jadis, antérieurement à toute histoire,

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