Genèse, H, 2i
ceci est bien plus fort, il lui fallait toujours pouvoir prouver, pièces en main, qu'elle était vierge au moment do son mariage, ce sous peine de la lapidation. Écoutons le livre sacré : « Si un homme, ayant épousé une femme, en conçoil de Taversion... et que, cherchant un prétexte pour la répudier, il lui impute un crime honteux, en disant : « J'ai épousé cette femme; mais, m'étant approché d'elle, j'ai reconnu qu'elle n'était pas vierge... », son père et sa mère la prendront et ils représenteront aux anciens de la ville, qui seront dans le siège de la justice, les preuves de la virginité de leur fille. » — De quel genre étaient ces preuves? Les versets suivants nous l'apprennent : « Ils représenteront en même temps les vêtements devant les anciens de la ville. » — a Et ces anciens de la ville, prenant cet homme, lui feront souffrir la peine du fouet et le condamneront de plus à donner cent sicles d'argent au père de la fille... > — « Siée qu'il objecte (le mari)jest véritable et, s'il se trouve que la fille, quand il l'épousa, n'était pas vierge... on la chassera hors de la porte de la maison de son père et les habitanUsde cette ville la lapideront et elle mourra, parce qu'elle a commis un crime détestable dans Israël, étant tombée en fornication dans la maison de son père : et vous ôterez le mal du milieu de vous *. » — Si, à tout ce qui précède, on ajoute que, de par la loi du lévirat, la veuve sans enfantas qu'elle le voulût ou non, était adjugée à son beau-frère, on sera édifié sur la situation, médiocrement enviable, que la loi hébraïque faisait à la femme mariée.