‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 204 sur 406 · DU MARIAGE DANS LA PERSE ET lMnDE ANCIENNES · texte numérisé non relu

DU MARIAGE DANS LA PERSE ET lMnDE ANCIENNES

Des mœurs conjugales des anciens Perses nous savons peu e chose. La seule prescription formelle que Ton trouve dans Avesta est une rigoureuse prohibition de se marier avec ne infidèle. Le Mazdéen qui commet un pareil forfait ouble tout l'univers : « Il change en bourbier le tiers des aux qui se précipitent des montagnes ; il anéantit le tiers de i croissance des arbres, le tiers des herbes qui couvrent la 3rre ; il enlève aux hommes purs le tiers de leurs bonnes eni^ées, de leurs bonnes paroles, de leurs bonnes actions; il st plus nuisible que les serpents et les loups \ »

Sur le mariage dans l'Inde, nous sommes bien mieux renîignés, d'abord par le Code de Manou, puis par les voyaîurs modernes. L'Inde a pratiqué de bonne heure la nionoimie mitigée. La polygamie et le concubinage étaient le •ivilège des brahmanes et des kchatriyas riches; mais la asse de la nation vivait généralement en régime monogaique, sans pour cela cesser d'imposer à la femme mariée le situation des plus humiliées. Manou proclame hautement

nécessaire dépendance et l'incurable infériorité du sexe ible : € Si les femmes n'étaient pas surveillées, elles raient le malheur des deux familles ». « Manou a donné en rtage aux femmes l'amour de leur lit, de leur siège et de iir parure, la concupiscence, la- colère, les mauvais penlants, le désir de faire du mal, la perversité*. » — * Une 'tite lille, une jtnme femme, une femme avancée en âge, ne )ivent jamais rien faire suivant leur propre volonté, même ins leur maison. » — « Pendant son enfance, une femme

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