‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 205 sur 406 · Hovelacque, L^Avesta, p · texte numérisé non relu

Hovelacque, L^Avesta, p

i. Code de Manou ^ liv. IX, 5-17.

dépend de son père; pendant sa jeunesse, de son mari ; son inari étant mort, de ses fils; si elle n'a pas de lils, des |)roehes parents de son mari, on à leur défaut de eeux de son père; si elle n'a pas de parents paternels, du souverain. Une femme ne doit jamais se gouverner à sa guise*. ^

Etant donné un pareil asservissement de la femme, il va de soi qu'il ne saurait être question de lui laisser choisir son mari. Le père doit marier sa fdie; il en a d'ailleurs l'obligation (Hroite et il ne doit pas attendre pour cela qu'elle soit pubère : « C'est à un jeune homme distingué, d'uu extérieur agréable et de la même classe, qu'un père Ao\i donner sa fille en mariage, suivant la loi, quoiqu'elle n'ait pas atteint l'Age de huit ans, auquel il doit la marier*. » Pourtant, si le père néglige le devoir primordial de marier sa fille, la loi ordonne à celle-ci de passer outre. Le mariage est un devoir sacré : c Qu'une fille, quoique nubile, attende j)endant trois ans; mais, après ce terme, qu'elle se choisisse un mari de même rang qu'elle-même^. » La fille est alors émancipée et son mari, en l'épousant, ne doit aucune gratification au père: « Celui-ci a perdu toute autorité sur s.i fille en retardant pour elle le moment de devenir mère* >. On ne saurait marier les filles trop tôt; à huit ans, on leur donntî un époux de vingt-huit ans; à douze ans, un homme de trente ans^ Des versets, en contradiction avec celui que j'ai cité tout à l'heure, interdisent au père de recevoir, en mariant sa fille, une gratification quelconque, pas même une vache et un taureau; « toute gratification, faible ou considérable, reçue par le père, constitue une vente*' ». Mais l'inler-

Page 1