‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 206 sur 406 · Ihid., m · texte numérisé non relu

Ihid., m

(Jielioii de vendre sa fille, d'ailleurs fort mal observée

aujourd'hui encore, est évidemment de date postérieure et,

dans rinde, de même que dans tous les autres pays, la fille

a éU» tenue tout d'abord pour une marchandise. — I^a loi

impose à l'homme, qui veut prendre femme, des restrictions

l>arfois bizarres. Il ne doit pas épouser une jeune fille ayant

les cheveux roux, ou portant le nom d'une constellation,

d'une rivière, d'un oiseau, d'un serpent*. Il ne doit pas, sous

peine de l'enfer, se marier avant son frère aîné*. Surtout

([u'il évite de se mésallier. Épouser une femme appartenant

f à la classe servile est, pour le brahmane ou le kchatriya, un

I crime énorme qui le ravale au rang des soudras *; c'est un

\ péché irrémissible : « Pour celui qui boit l'écume des lèvres

d'une soiidrâ et qui en a un enfant, aucune expiation n'est

déclarée par la loi*. » Il descend au séjour infernal et son

À iils perd sa caste. Quant au fils d'une femme brahmanique

-| et d'un soudrà, c'est un Tchandala, le plus vil des mortels".

'^r II faut que le jeune brahmane, après en avoir reçu l'autori-

: ; salion de son directeur spirituel et s'être purifié par un bain,

. ^ marie avec une femme de sa classe, qui ait un nom

^ï'éable, qui soit bien faite, ait le corps revêtu d'un léger

^luvet, les cheveux fins, les dents petites, les membres d'une

f douceur charmante, la démarche gracieuse d'un cygne ou

''un jeune éléphant ^ Mais, si choisie que soit cette épouse,

ï. ^'"e est tenue dans un état de soumission servile : « Une

I *'*muie, dit le Gode, ne peut être allranchie de l'autorité de

* ^onôpoux ni par vente, ni par abandon. » — « Une seule fois,

^ Code de ManoUy liv. 111.

- Ihid., liv. ni, I7t-I7i.

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