‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 210 sur 406 · Isée, Héritage de Ménéclèty · texte numérisé non relu

Isée, Héritage de Ménéclèty

i. DémosUièno, Contre Aphohm.

•K lil.. Pour Phormion.

fille devait épouser le plus âgé d'entre eux. Bien plus, dans ce cas, il lui fallait quitter son mari, si auparavant et avec l'autorisation paternelle, elle avait contracté mariage *. — En Grèce, pour sauvegarder ou reconquérir son indépendance, la femme n'avait d'autres ressources que la séduction de son sexe, l'amour qu'elle pouvait inspirer. Elle eut de bonne heure recours à ces armes défensives, car Aristote croit devoir mettre les jeunes hommes en garde contre l'excès de la tendresse conjugale, la tyrannie féminine, l'habitude qui enchaîne l'homme auprès de sa femme*. Enfin, en Grèce, comme il était arrivé en Egypte, l'argent finit par protéger la femme beaucoup plus efficacement et même par lui donner parfois l'avantage sur le champ de bataille conjugal. A Athènes, Solon, quiconnaissaitl'Égypte, commença par décréter l'absolue pauvreté de la femme mariée. Elle ne devait apporter à son mari que trois robes et quelques meubles sans valeur, « ne voulant pas, dit Plutarque, qu'elles achetassent leurs marys, ny quel'on feit traffique des mariages, comme d'autre marchandise, pour y gaigner, ains voulant que la conjunction de l'homme et de la femme se feit pour avoir lignée et pour plaisir et amour, non pour argent^ ». Mais cette primitive législation ne put tenir contre l'action combinée de l'affection des parents de la fille, du désir d'indépendance de celle-ci, enfin de la cupidité du mari : l'usage de la dot devint générale. Cette dol était constituée avant le mariage par acte public*. On donnait des gages et des cautions pour assurer la dot et les conditions du mariage. La dot était hypothéquée sur les bien* du mari et revenait à la femme, lors de la dissolution du mariage. Quand la femme put s'abriter derrière le bouclier dotal, elle fut beaucoup plus respectée et il lui arriva même

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