‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 212 sur 406 · I. Cavallottl, La Sposa di Menecle, p · texte numérisé non relu

I. Cavallottl, La Sposa di Menecle, p

En résumé, dans la Grèce antique, le mariage équivalut d'abord au complet asservissement de la femme traitée comme une chose; puis peu à peu les mœurs conjugales s'adoucirent, la femme devint une personne, bien plus une propriétaire, que sa dot, sa fortune personnelle, purent proli> ger. Dès lors l'argent produisit son effet habituel sur les caractères inférieurs; il avilit ou affola les individus sans nobles:>e morale : la cupidité aveugla certains hommes; l'insolence de l'argent enivra certaines femmes. Bien entendu, ce résultat, sans aucune originalité poumons, ne put se produire que dans les classes dirigeantes, et le sort des maris, que l'amour d'une grosse dot a réduits en servitude conjugale, est peu fait pour toucher. Nous constatons seulement.

Ce qu'il importe de remarquer dans le mariage grec, i:Vsl que les premiers législateurs l'envisagèrent uniquement au point de Mic de l'accroissement de la population, en faisanl 1res bon marché de la liberté individuelle, parliculièremenl de celle des femmes. Quoi que l'on puisse penser de celle tyrannie légale, elle atteignit parfoitement son but. Les ^' tites républiques d(* la (îrèce ancienne regorgeaient d'hommes; ainsi l'Attique comptait quatre mille cent soixante-six individus par lieue carrée, c'est-à-dire que la population y était trois fois plus dense que celle de la France actuelle.

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