‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 214 sur 406 · FriedUUider, loc. cil., p · texte numérisé non relu

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i. PluUrque, Parallèle de Lycurgue et de Numa, 4, 2. 5. FriendUnder, lo€> eit», p. 356.

rénient do la liberté pratique, qui lui était laissée. On connaît la fameuse épitaphe de la matrone romaine : domum mansil; lanam fecit. Cette épitaphe exagère penl-êlre; elle ne ment point. Ainsi Suétone nous dit que les filles et petites-filles d'Auguste étaient, encore astreintes à tisser cl à filer et que d'ordinaire l'empereur ne portail pas d'aulres vêtements que ceux ouvrés de leurs mains ou de celles de sa femme et de sa sœur*.

Légalement, l'épouse romaine était la propriété de son mari, qui la traitait, non comme son égale, mais comme sa fille. A Rome aussi, l'union conjugale avait été envisairtV principalement au point de Mie de la procréation {Liberorum quœrendorum causa). La femme, mère de trois enfants, acquérait une certiiine indépendance : elle pouvait tester du vivant même de son père et n'avait pas besoin de recourir à un curateur*. Mais la sujétion de la femme était grande. Le père, investi de lapotestas^ pouvait vendre son enfant à un tiers, in mancipium. Le mancipiurUy qui était à peu près le droitde propriété, passait ensuite aux héritiers do l'acquéreur.

iNou> avons vu que le;)a/^r /itmt/tas a vaille droit de marier sa fille siins la consulter, mais il jouissait d'un droit plusexce.v sifencore, de celui de la remarier, quand son gendre étailahsent depuis trois ans^. Ce fut Antonin seulement, qui songea à retirer au père ce droit d'annuler le mariage de sa fille. — A la poleslas du père succédait la tnaniis du mari. La femme in manu était considéiée légalement comme la fille de son mari, donc comme la sœur de ses enfants. Si le mari était lui-même fils de famille, la femme in manu était tenue pour la petite-fille du père de famille. Cela entraînait, pour elle, l'extinction de la puissance paternelle (de son côté), de

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