IV. — DE l'adultère en POLYNÉSIE
Qu'en pays primitif l'adultère soit puni uniquement à titre 16 vol, de fraude commerciale, les mœurs polynésiennes uniraient seules à le prouver. En fait de moralité ou plutôt 'immoralité sexuelle, rien de comparable à ce qui se passait n Polynésie, où toute pudeur était inconnue, où les maris )uaient volontiers leurs femmes, que, d'autre part, tout mi intime (tayo) du mari avait le droit de partager avec lui. 'ourtant ces insulaires, si dissolus, étaient de déterminés ropriétaires conjugaux et ils punissaient parfois l'adultère vec la plus extrême sévérité. Le missionnaire Marsden raonte qu'un chef néo-zélandais tua sa femme adultère, en lui ssénant un coup de bâton sur la tête. L'opinion publique approuva et le frère de la défunte vint prendre le corps t n'exerça qu'un simulacre de talion parce que le châtiment tait considéré comme mérité^ .