V. — DE l'adultère dans l'amérique sauvage
Les Esquimaux, qui, dans leurs mœurs conjugales, sont tout autant dégagés de préjugés que les Polynésiens, ont aussi, du moins certains d'entre eux, les Kadiaks par exemple, adopté la coutume des maris adjoints, des sigisbée^, remplaçant l'époux en cas d'absence ^ Certains cependant blilment l'adultère des femmes, pensent même que les génies les feraient mourir, si, en leur absence, leurs femmes leur étaient infidèles*. Mais tous les Esquimaux ne sont pas
i. Cook, Uist. univ. des voy.y t. X» p. 31.