‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 237 sur 406 · Davis, ChinCy t. l", p. 322, etc · texte numérisé non relu

Davis, ChinCy t. l", p. 322, etc

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mie par la répudiation, obligatoire, sous peine de quatrengts coups de bambou infligés au mari trop indulgent'; lie peut pourtant être vendue, soit par le mari, soit par le âge auquel la remet le mari offensé *. A l'inverse de certaines ftgislations barbares, la loi chinoise est plus sévère, relati- «ment ;\ l'adultère, pour le puissant que pour le faible : : Quiconque, confiant dans son pouvoir ou son crédit, enlènera la femme ou la fille d'un homme libre pour en faire me de ses femmes, sera mis en prison pendant le temps isité et condamné à mort par strangulation \ »

Au Japon, la loi reconnaît au mari offensé le droit, si féroce et si universellement admis, de tuer, en cas de flagrant lélit, les deux coupables d'adultère; mais elle lui défend l'eu épargner un*. On retrouve dans Tancienne législation X)niaine et ailleurs cette injonction peut-être plus humaine ju'elle ne le semble.

Rien n'est à la fois plus monotone et plus lugubre que «tte revue ethnographique des pénalités contre l'adultère.

Pour punir ce crime, presque partout considéré commiî norme, la mort simple n'a pas toujours suffi; on y a joint les raffinements : réventration,le dépècement, le bûcher, etc.

Jusqu'ici, c'est-à-dire parmi les races que nous venons l'interroger, la législation chinoise a été la plus sage, même a plus juste, puisqu'elle a, contrairement à ai qui se passe l'ordinaire, édicté des peines plus sévères contre l'homme >uissant, abusant de sa position sociale pour commettre 'adultère. Çà et là, pourtant, on trouve des sociétés où Talultère excite moins de fureur. Ces sociétés sont rares et ce ïft sont pas toujours les plus civilisées.

!. I»aulhipr, Chine modemey p. 239.

1 Sinibaldo de Mas, Chine et puissances chrétiennes, t. I*% p. 52.

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