I^iuthior, /oc. cit.^ p
'i. Masana Ma<^tla. La Société japonaise, in Revue scierUifiquey 1878.
ilO L'ÉVOLUTION I>U MARUGE ET DE LA FAMILLE.
A Java, par exemple, on est assez clément pour Tadultère, surtout s'il n'est pas commis avec la feinme principale. Même dans ce dernier cas, le coupable, au moins T homme, n'est souvent châtié que par le mépris public ^. Les Dayaks ne punissent l'infidélité conjugale, des deux côtés, que par une amende*. C'est là un rare exemple de modération et il est donné par une race fort barbare encore. Il s'en faut qw des peuples, pourtant plus développés, aient été aussi sag^. Nous Talions voir en interrogeant tout d'abord l'ancienne Kgypte, les Berbères et les Sémites.
VllI. — DE l'adultère chez LES ÉGYPTIENS, LES BERBÈRES ET LES SÉMITES
Diodore nous a appris, que, dans l'ancienne Égjple, riiomine, coupable d'adultère, recevait mille coups de fouel, Uindis que la femme subissait l'amputation du nez, pénalité toute spéciale, que nous avons vu appliquer en Amérique, dans l'Afiîque nègre, que nous retrouverons chez les Saxons d'Angleterre et dont Diodore a soin de nous donner la raison. « Le législateur, dit-il, a voulu priver la femme des attraits, dont elle ne s'était servie que pour séduire*. »
h\ Bible n'est pas tendre non plus pour les adultères. Cependant elle ne fait pas de distinction entre la culpabilité de riiomine et celle de la femme ; pour tous deux, c'est la lapidation. Ce châtiment terrible s'inflige non seulement à la femme infidèle, mais aussi à la fiancée volage. Les complices mêmes sont mis à mort. On fait pourtant quelques distinctions et l'on prend quelques précautions propres i