Diodore, t. I", p
L*ADULTËRE. 271
;er la rigueur de la loi ; ainsi la femme coupable n'est amnée à la lapidation que si le crime a été commis à Ile. Aux champs, Thomme seul encourt la lapidation * ; dmet alors que la femme a pu subir une violence. En 3, et dans tous les cas, deux témoins sont nécessaires établir le crime. Enfin la femme esclave n'est pas punie ort*.
s anciens Arabes n'étaient pas plus cléments pour les aduli que leurs cousins delà Palestine, et les Bédouins, qui ont lieux conservé les vieilles mœurs, considèrent encore iltère comme le plus grand des forfaits. Burckhardt ; dit que, chez eux, la femme adultère est décapitée soit son père, soit par son frère ^ Ce sont là des moiurs qui bien au delà des prescriptions du Koran. Il semble Mahomet, fort enclin lui-même aux plaisirs sensuels, pas eu le courage d'être trop sévère pour les autres. Il lie bien l'adultère de la femme 1' « action infàmo » par llence, mais il veut néanmoins que le délit soit constaté quatre témoignages*; encore la femme peut-elle éviter bâtiment en jurant quatre fois devant Dieu qu'elhî est cente et que son mari a menti*. Est-elle convaincue, elle m complice reçoivent publiquement cent coups de fouet. la femme doit être enfermée < jusqu'à ce que la Mort la e ou que Dieu lui procure un moyen de salut ^ » : tout est relativement assez bénin.
loique musulmans, les Kabyles d'Algérie ne s'en tiennent
pour l'adultère, aux prescriptions assez humaines du
m. En général, ils sont impitoyables pour toutes les
Jeutéronofne, XXII.
Uvitique, XIX, p. 20-ââ.
iurckhardt, Notesy etc., t. Il, p. 84.
Sourate, IV, 8.
ïorany Sourate, XXIV, 8.
ïoran^ Sourate, IV, 19.
infractions aux mœurs. Chez eux, un baiser sur la bouche équivaut à l'adultère et se paye plus cher qu*un assassinat*; tout enfant né hors mariage est mis à mort ainsi que sa mère*. Si la famille essaye d'épargner la coupable,
la Djemâa lapide cette dernière et impose une amende aui
parents ^ L'enfant adultérin et sa mère sont lapidés par la Djemâa ou la famille. Même, quand une femme est de fait séparée de son mari, son enfant adultérin est tué; alors pourtant le sort de la mère est laissé à la discrétion des parents * .
Qui enlève une femme, surtout une femme mariée, el s'enfuit avec elle, devient un ennemi public et le village où se sont réfugiés les fugitifs doit les livrer, sous peine de guerre. L'homme est mis à mort, la femme rendue à sa famille, qui ne l'épargne pas, pour peu qu'elle se respecte ^
L'usage autorise le mari trompé à sacrifier sa femme, el, s'il le fait rarement, c'est que cette femme représente un capital dont la perte serait fâcheuse; mais la coutume exige la répudiation* et le mari doit de plus tirer de l'amanl une vengeance éclatante, sanglante \ A tout le moins doit-il en faire le simulacre, tirer sur le coupable, par exemple, avec un fusil chargé seulement à poudre, bâtonner ou blesser légèrement l'amant de sa femme. A ce prix, l'honneur est encore sauf; il se contente de peu, comme dans nos duels à l'eau de rose *. — Chez les Kabyles, plus encore qu'ailleurs, le mariage est une aifaire; par suite l'adultère a tout natu-